Modifié le 23 février 2015 à 14:27

Le compte suisse secret du directeur de HSBC révélé

Stuart Gulliver, directeur général de HSBC.
Le directeur général de HSBC aurait mis 5 millions de livres à l'abri du fisc à Genève Le Journal du matin / 1 min. / le 23 février 2015
The Guardian révèle dimanche que Stuart Gulliver, directeur général de HSBC éclaboussée par les Swissleaks, aurait mis quelque 7,6 millions de dollars à l'abri sur un compte de sa banque à Genève.

Stuart Gulliver, le directeur général de HSBC qui a promis de réformer la banque en crise, aurait mis à l'abri des millions de livres sur un compte suisse caché par le biais d'une société panaméenne, révèle dimanche le Guardian.

Stuart Gulliver, qui doit présenter ce lundi les résultats annuels de la banque britannique deux semaines après le scandale international des Swissleaks, détenait 7,6 millions de dollars (7,14 millions de francs) sur un compte de la banque HSBC à Genève, selon le quotidien britannique.

Second compte fermé en 2007

Stuart Gulliver a été répertorié comme le bénéficiaire d'un compte au nom de Worcester Equities Inc, société anonyme enregistrée au Panama. C'est grâce à cette entité que les primes HSBC du responsable ont été versées jusqu'en 2003.

Le dirigeant, domicilié à Hong Kong à des fins juridiques et fiscales bien que basé au Royaume-Uni, a aussi possédé un second compte au nom de la Worcester Foundation, mais celui-ci a été fermé avant 2007.

olhor

Publié le 22 février 2015 à 22:53 - Modifié le 23 février 2015 à 14:27

Des comptes déclarés et des questions sans réponse

Les avocats de Stuart Gulliver ont indiqué que les comptes suisses du dirigeant ont été volontairement déclarés au fisc britannique pendant "un certain nombre d'années".

Ils ont toutefois refusé de préciser à quelle date ils ont été déclarés pour la première fois et pourquoi une société panaméenne a été utilisée pour détenir les fonds.

Stuart Gulliver se justifie

L'exercice habituel de présentation des comptes annuels de HSBC s'est transformé lundi en séance de justification pour Stuart Gulliver, pressé de questions par les journalistes sur son compte en Suisse.

"Je paye des impôts britanniques sur l'ensemble de mes revenus mondiaux (...). Et je ne pense pas avoir affecté en aucune manière ma capacité" à diriger le groupe, a-t-il affirmé.

Il a précisé que cette structure avait été mise en place à l'époque pour garantir la confidentialité de sa rémunération vis-à-vis notamment auprès de ses collègues hongkongais.