Modifié le 25 janvier 2015 à 12:20

Les patrons proposent leurs solutions face au franc fort

Pour pallier au franc fort, le patron de Stadler Rail Group, Peter Spuhler, évoque deux heures hebdomadaires supplémentaires.
Pour pallier au franc fort, le patron de Stadler Rail Group, Peter Spuhler, évoque deux heures hebdomadaires supplémentaires. [Walter Bieri - ]
Heures supplémentaires, flexibilisation du temps de travail, coupes de salaires, retrait de la Bourse... Les patrons évoquent dimanche dans la presse des pistes pour résister après l'abandon du taux plancher face à l'euro.

Les patrons suisses ont réagi dans la presse dominicale à la décision de la Banque nationale suisse (BNS) d'abandonner le taux plancher avec l'euro. Heures supplémentaires, temps de travail "flexibles", ou encore coupes dans les salaires sont évoqués.

Retrait de la Bourse considéré

Swatch Group n'a pas encore perdu d'argent après l'abandon du cours plancher de l'euro, mais le groupe horloger a perdu la confiance dans la BNS, dit son directeur général Nick Hayek. Ce dernier exclut toute délocalisation et affirme réfléchir à se retirer de la Bourse.

Il reconnaît les importantes complications liées à un tel retrait mais affirme qu'il y a réfléchi "plus d'une fois" face aux récents reculs des cours.

Deux heures hebdomadaires de plus

Pour parer au franc fort, Peter Spuhler propose d'augmenter le temps de travail de deux heures supplémentaires par semaine. Interrogé par la SonntagsZeitung, le patron de Stadler Rail exclut par contre des coupes dans les salaires.

"Les employés soutiendraient une hausse du temps de travail, pour autant qu'elle ne reste que temporaire", assure-t-il.

Coupes dans les salaires et temps de travail "flexibles"

Patrick De Maeseneire, directeur général d'Adecco, évoque lui une flexibilisation du temps de travail et des coupes dans les salaires.

Par flexibilité, le patron du numéro un mondial du placement de personnel entend, par exemple, "avoir un emploi à temps partiel plutôt qu'à plein-temps, acquérir de nouvelles compétences, voire faire des concessions au niveau du salaire".

"Nous serons tous concernés", poursuit-il dans les colonnes du Matin Dimanche, "Une semaine de travail durera alors une fois 30 heures, la suivante en comptera 60".

ats/mac

Publié le 25 janvier 2015 à 10:06 - Modifié le 25 janvier 2015 à 12:20

Diminution des charges souhaitée

Afin de combattre le franc fort et ses conséquences sur le marché du travail, Sergio Ermotti, directeur général d'UBS, suggère "des mesures de la Confédération concernant les impôts et les infrastructures" dans une interview à la "Schweiz am Sonntag".

Selon le patron du numéro un bancaire helvétique, des mesures vont être appliquées avant même que les conséquences de la décision de la Banque centrale européenne ne se fassent ressentir. Les premiers effets seront perceptibles au plus tôt vers la fin de l'année, prévoit-il.

Christa Markwalder (PLR/BE) et les délocalisations

La SonntagsZeitung révèle que la conseillère nationale libérale-radicale bernoise Christa Markwalder préside le "sénat" du Swiss German Club, spécialisé dans la mise en réseau des zones économiques suisse et allemande, en d'autres termes une organisation qui facilite la délocalisation d’entreprises suisses vers l’Allemagne, notamment en leur proposant des solutions très favorables en cas d'insatallation outre-Rhin.

Christa Markwalder affirme qu’elle ignorait tout de la récente offensive du Club auprès d’entreprises suisses pour contourner la force du franc.