Modifié le 11 novembre 2014 à 17:09

La lutte anti-corruption en Chine pèse sur les ventes de montres suisses

Les exportations horlogères suisses en Chine ont reculé de 12,5% l'an dernier.
Les exportations horlogères suisses en Chine ont reculé de 12,5% l'an dernier. [EPA/Diego Azubel - ]
La lutte anti-corruption opérée par Pékin depuis 2012 freine l'achat de montres de luxe suisses par les fonctionnaires chinois, relève un article du Point.

Les exportations horlogères de la Suisse vers la Chine ont connu une forte augmentation entre 2000 et 2012, passant de 45 millions à 1,65 milliard de francs.

Une ascension stoppée nette depuis le lancement de la campagne de lutte contre la corruption par le nouveau secrétaire général du Parti communiste et président chinois Xi Jinping et de son combat contre le luxe, note lundi un article du Point.

Publicité interdite

Depuis février 2013, la publicité pour les produits de luxe, tels que les montres, est interdite sur les radios et télévisions. L'affichage de produits de luxe est pour sa part prohibé depuis 2011.

Ces mesures semblent avoir eu des effets directs sur les exportations suisses. En effet, les ventes de montres ont baissé de 12,5% en 2013, atteignant 1,44 milliard de francs. En 2011, la progression s'élevait encore à 48%, contre seulement 0,6% en 2012, année de l'arrivée au pouvoir de Xi Jinping.

L'évolution des exportations horlogères vers la Chine:

hend/vtom

Publié le 11 novembre 2014 à 16:30 - Modifié le 11 novembre 2014 à 17:09

20'000 fonctionnaires visés

La campagne anti-corruption vise potentiellement 20'000 fonctionnaires chinois, rappelle Le Point.

Et le journal de citer l'exemple de la condamnation à 14 ans de prison d'un haut fonctionnaire, surnommé "Frérot des montres", qui possédant au moins 11 modèles de luxe suisses.