Publié le 29 octobre 2014 à 17:10

Plus de 80 pays s'engagent contre l'évasion fiscale à Berlin

Plus de 80 pays s'engagent contre l'évasion fiscale à Berlin.
Plus de 80 pays s'engagent contre l'évasion fiscale à Berlin. [Hannibal - ]
Plus de 80 pays se sont engagés mercredi à Berlin pour mettre en place l'échange automatique d'informations d'ici à 2017-2018. La mesure constitue un progrès notable contre la fraude fiscale.

Un accord multilatéral a été conclu au terme du Forum mondial sur la transparence et l'échange d'informations, qui a accueilli une centaine de délégations mardi et mercredi dans la capitale allemande.

Echange automatique dès 2017

Selon le ministère allemand des Finances, 51 pays signataires se sont engagés à débuter l'échange d'informations dès septembre 2017, en choisissant d'ici là l'autorité nationale chargée de collecter et transmettre les informations bancaires de ses résidents étrangers aux autres pays. Objectif: que chaque administration fiscale ait connaissance des avoirs financiers placés à l'étranger par ses contribuables.

Les signataires incluent les membres de l'Union européenne (UE), ainsi que des principautés attachées au secret bancaire comme le Liechtenstein, ou des paradis fiscaux comme les Îles Caïmans ou les Îles Vierges britanniques.

Une trentaine d'autres pays, dont la Suisse, se sont engagés à être prêts dès 2018.

ats/ebz

Publié le 29 octobre 2014 à 17:10

La Suisse prête dès 2018

"La Suisse tire un bilan positif à l'issue des deux jours de travaux du Forum mondial", a indiqué à l'ats l'ambassadeur Fabrice Filliez, chef de la délégation helvétique. Berne a pu faire valoir les progrès réalisés ces dernières années.

"La pression a diminué sur la Suisse. Le calendrier annoncé par le Conseil fédéral sur le passage à l'échange automatique d'informations a été très bien perçu par les pairs", souligne le diplomate. La Suisse figure parmi les pays qui ont opté pour l'échange automatique d'ici à 2018. Le Parlement et le cas échéant, le peuple, devront toutefois donner leur aval.

"Nous sommes en bonne compagnie avec la moitié des pays du G20, Hong Kong ou Singapour", relève Fabrice Filliez. Et d'ajouter que le G20 a lui-même reconnu la mise en place à deux vitesses de l'échange automatique.