Modifié le 14 août 2014 à 18:56

Pas de reprise en vue pour la zone euro au deuxième trimestre

La croissance de la zone euro déçoit au premier trimestre 2014.
La croissance de la zone euro avait déjà déçu au premier trimestre 2014. [AP Photo/Michael Probst, File - ]
Les prévisons de croissance pour la zone euro, qui tablaient sur une sortie de crise "graduelle", se révèlent plus sombres. Mario Draghi a reconnu début août un "ralentissement dans la dynamique de croissance".

Avec une Italie à la peine et une économie allemande confrontée à un sévère coup de mou, l'espoir de voir l'économie de la zone euro repartir s'est évanoui, un an après sa sortie de récession, alors que le chiffre de la croissance au deuxième trimestre pour la zone euro est attendu jeudi.

Un constat plus sombre

Eté 2013: la zone euro tourne le dos à six trimestres consécutifs de repli de son produit intérieur brut (PIB), les analystes tablent sur une reprise "molle" et "graduelle", mais entrevoient une sortie de crise.

Un an plus tard, le constat est sombre: l'économie de la région est "faible, fragile et inégale", a jugé le patron de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi, qui a reconnu début août un "ralentissement dans la dynamique de croissance".

Si le chômage a entamé une légère décrue, il reste à des niveaux insupportables et touche toujours 18,4 millions de personnes, dont 3,3 millions de jeunes dans la région. Le spectre de la déflation pourrait en outre gripper un peu plus la machine économique.

afp/moha

Publié le 12 août 2014 à 16:45 - Modifié le 14 août 2014 à 18:56

Même l'Allemagne montre des signes de faiblesse

L'Allemagne, traditionnel moteur de la région, pourrait voir son économie se contracter (-0,1,% après +0,8%) car l'industrie montre des signes de faiblesse.

Preuve de ce coup de mou, l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a estimé lundi que Berlin faisait désormais face à une "inflexion négative" de sa croissance.

Et l'horizon a peu de chances de se dégager à court terme, face aux risques géopolitiques, "qui ont augmenté à travers le monde", a estimé Mario Draghi.