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Accord pour une taxe sur les transactions financières en Europe

Le siège de la BCE à Francfort. [Daniel Roland]
Le siège de la BCE à Francfort. [Daniel Roland]
Un consensus a été trouvé mardi entre plusieurs pays européens pour la mise en place d'une taxe sur les transactions financières en Europe au 1er janvier 2016 au plus tard.

Une taxe sur les transactions financières (TTF) verra le jour en Europe au 1er janvier 2016 au plus tard. Elle concernera dans un premier temps les actions et quelques produits dérivés, a annoncé mardi à Bruxelles le ministre des Finances autrichien Michael Spindelegger.

Le ministre a indiqué qu'un consensus avait été trouvé sur ce point entre les pays participant à cette coopération renforcée, dont font partie l'Allemagne, la France, l'Italie et l'Espagne, mais pas le Royaume-Uni où se trouve la principale place financière en Europe.

"Une approche par étapes"

"Nous nous sommes mis d'accord sur le fait que cela devait être une approche par étapes, en commençant par les actions et certains dérivés", a détaillé le ministre au cours d'une réunion avec ses homologues des 28.

A l'issue d'une réunion de l'Eurogroupe à Bruxelles, le ministre français des Finances, Michel Sapin, avait annoncé qu'un pas "décisif" avait été franchi lundi.

agences/fb/jgal

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Taxe de 0,1 et 0,01%

Aucune indication n'a filtré à ce stade sur les taux qui seront appliqués dans le cadre de cette "taxe Tobin", qui suscite de fortes critiques du secteur de la finance et de certains gouvernements, craignant une fuite des capitaux.

Dans sa proposition initiale en février 2013, la Commission européenne envisageait une taxe de 0,1% sur les actions et obligations et de 0,01% sur les produits dérivés.

Les opposants vont contester

L'annonce s'est immédiatement heurtée à l'opposition de deux des principaux opposants au projet, le Britannique George Osborne et le Suédois Anders Borg.

"Si (cette taxe) a un impact sur d'autres économies européennes, elles sont en droit de la contester, et nous allons le faire", a averti George Osborne.

"Il n'y a pas eu de consultation politique (...) ni de travail technique sur l'impact sur les pays non participants", a déploré Anders Borg qui avait qualifié cette taxe de "très inefficace et coûteuse" en arrivant à la réunion.