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Le G20 veut doper la croissance mondiale de 2% d'ici 2018

La nouvelle présidente de la Réserve fédérale américaine Janet Yellen (gauche) en compagnie de la directrice générale du Fonds monétaire international, Christine Lagarde. [ason Reed - Reuters]
La nouvelle présidente de la Réserve fédérale américaine Janet Yellen (gauche) en compagnie de la directrice générale du Fonds monétaire international, Christine Lagarde. [ason Reed - Reuters]
Les pays du G20 se sont fixé dimanche pour objectif d'augmenter la croissance de 2% d'ici 2018. Ils ont ont également promis une communication "claire" de leur politique monétaire.

"Nous mènerons des politiques ambitieuses mais réalistes pour augmenter notre PIB conjoint de plus de 2% au-dessus de la trajectoire induite par les politiques actuelles au cours des cinq prochaines années", ont indiqué dimanche les pays du G20.

"Cela représente plus de 2000 milliards de dollars US en termes réels et permettra la création de nombreux emplois", ont souligné les grands argentiers.

Croissance de près de 4% prévue pour 2014

Le FMI prévoit une croissance mondiale de 3,7% cette année et 3,9% en 2015. L'Allemagne était réticente à fixer un objectif chiffré pour la croissance dans le communiqué final, mais l'initiative était notamment soutenue par la France, l'Australie, la Grande-Bretagne et le Fonds monétaire international (FMI).

Les banques centrales continueront de "communiquer clairement" et d'être attentives aux "impacts" de leurs politiques sur l'économie mondiale, ont souligné les pays du G20.

Lire également: Le G20 avance vers un nouveau modèle contre l'évasion fiscale

afp/hend

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Des réformes qui se font attendre

Le G20 a "profondément" regretté dimanche que les réformes sur les quotas et la gouvernance du FMI décidées en 2010 n'aient toujours pas été mises en oeuvres.

L'accord de 2010 prévoit un doublement du capital du fonds (les quote-parts) et une redistribution de l'actionnariat au profit des pays émergents, alors que l'institution est contrôlée depuis ses origines par les Etats-Unis et l'Europe. Mais la réforme est bloquée par le Congrès américain.

L'effet de la Fed sur les devises

Plusieurs pays émergents (Inde, Argentine, Turquie, Afrique du Sud...) ont enregistré ces derniers mois une chute de leur devise. En cause, la réduction des achats mensuels d'actifs de la Fed, qui met fin à une abondance de liquidités sur les marchés, et les attentes d'une remontée des taux américains, qui incitent les investisseurs à sortir leurs capitaux des émergents pour les rapatrier vers les Etats-Unis.

Des doutes sur la solidité de ces économies ou de leurs instances politiques sont aussi à l'origine de ce reflux des capitaux.