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Les fraudeurs français ont quatre mois pour se régulariser

Fin janvier, Bernard Cazeneuve a indiqué que plus de 12'000 demandes de régularisation avaient été déposées. [Charles Platiau - Reuters]
Fin janvier, Bernard Cazeneuve a indiqué que plus de 12'000 demandes de régularisation avaient été déposées. [Charles Platiau - Reuters]
Les fraudeurs du fisc français, qui ont un compte bancaire non déclaré en Suisse, ont jusqu'à fin mai pour régulariser leurs situation ou fuir, selon le Matin Dimanche.

"La plupart des banques genevoises ont donné un dernier délai à leurs clients français pour se dénoncer, ou déguerpir", écrit Le Matin Dimanche, mentionnant fin mai comme le dernier délai accordé aux fraudeurs pour régulariser leur situation.

Chez Lombard Odier, l'ultimatum est même plus proche, avec le 31 mars, ajoute le journal, qui cite des directives internes.

Le problème vient des clients qui refusent à tout prix de se régulariser. Selon le journal, ils "seraient nombreux", et ont caché leurs comptes dans des montages de société compliqués, quelquefois avec l'assistance de la banque.

Départ pour Panama, les Bahamas ou Dubaï?

Pour eux, le "seul espoir est de fuir", notamment vers Panama, les Bahamas ou Dubaï, car s'ils se déclarent, les amendes du fisc français seraient tellement élevées, qu'ils risquent de tout perdre, ajoute le journal.

Le nombre de comptes bancaires non déclarés détenus par des Français n'est pas connu officiellement, en raison du secret bancaire. Des chiffres circulant dans la presse font état de 80'000 comptes.

afp/vtom

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12'000 demandes de régularisation

Une directive de juin 2013 du ministre français du budget Bernard Cazeneuve permet à des fraudeurs de régulariser leur situation, en encadrant les sanctions.

Fin janvier, Bernard Cazeneuve a indiqué que plus de 12'000 demandes de régularisation avaient été déposées devant l'administration fiscale par des contribuables détenteurs de comptes à l'étranger, ce qui représente des recettes potentielles de "plus d'un milliard d'euros".

Dans les milieux bancaires genevois, on déplore le montant jugé trop élevé des sanctions prévues par la directive Cazeneuve.