Modifié le 12 novembre 2013 à 14:25

La première banque russe Sberbank prévoit de biffer 30'000 postes

La première banque russe Sberbank
Le quartier général de Sberbank à Moscou. [Sergei Chirikov - EPA/Keystone]
Visant un doublement de son bénéfice net d'ici 5 ans, la banque russe Sberbank, qui compte une filiale en Suisse, envisage la suppression de près de 30'000 postes dans le monde.

La première banque russe, Sberbank, compte supprimer environ 30'000 emplois dans les cinq ans à venir, soit plus de 10% de ses effectifs dans le monde, afin d'atteindre son objectif de doubler son bénéfice net d'ici à 2018, a indiqué mardi son président.

Réduction des coûts de 2,3 milliards d'euros

Ce chiffre a été annoncé par Guerman Gref lors d'une conférence de presse consacrée à la stratégie du groupe pour cette période, prévoyant de doubler le bénéfice net et les actifs, ainsi qu'une réduction des coûts de 100 milliards de roubles (2,3 milliards d'euros).

Dans un contexte de croissance économique ralentie en Russie, de concurrence accrue et de renforcement de la régulation, augmenter l'efficacité "est le seul moyen d'assurer la rentabilité que nous promettons à nos actionnaires", a assuré Denis Bougrov, vice-président de la banque.

afp/moha

Publié le 12 novembre 2013 à 12:30 - Modifié le 12 novembre 2013 à 14:25

Sberbank en Suisse

Une filiale de Sberbank, axée sur les marchés financiers commerciaux, est basée à Zurich.

La banque russe vise à étendre davantage son offre aux entreprises suisses.

Véritable mastodonte avec 110 millions de clients, Sberbank, caisse d'épargne créée il y a 172 ans par un oukase du tsar Nicolas 1er, a entrepris ces dernières années une modernisation importante de son réseau et de son offre numérique, tout en procédant à de grosses acquisitions en Europe centrale et orientale (Volksbank International) et Turquie (Denizbank).