Modifié le 23 juin 2013 à 15:23

François Hollande veut poser des conditions aux investisseurs qataris

Les investissements qatari en France sont régulièrement sujets à polémique, surtout s'ils concernent des symboles nationaux français.
Les investissements qatari en France sont régulièrement sujets à polémique, surtout s'ils concernent des symboles nationaux français. [ - EPA/STR]
Des règles à respecter et davantage de réciprocité: le président François Hollande a plaidé dimanche en faveur de relations économiques mieux encadrées entre la France et le Qatar.

Le président François Hollande a appelé dimanche à Doha à "la réciprocité" dans les relations économiques entre la France et le Qatar, soulignant que les investissements du riche émirat dans l'hexagone devaient respecter "certaines conditions", dans "la transparence" et "la réciprocité".

Au deuxième jour de sa visite officielle au Qatar, François Hollande a été on ne peut plus clair : "Nous ne refusons pas les investissements des Qataris en France mais nous disons qu'il y a des domaines à faire prévaloir et des règles à faire comprendre", a-t-il déclaré en visitant un chantier de Bouygues à Doha.

Douze milliards investis en France

L'émirat, un des pays les plus riches du monde par habitant, a investi depuis 5 ans en France quelque 12 milliards d'euros et prévoit d'y engager 10 milliards supplémentaires dans les années à venir, selon l'ambassadeur du Qatar en France Mohamed Jaham al Kuwari.

Ces investissements très importants notamment dans l'immobilier de prestige, l'hôtellerie de luxe et de grands clubs sportifs, sont régulièrement sujets à polémique, surtout lorsqu'ils concernent des joyaux ou des symboles nationaux français comme le club de football parisien PSG, devenu propriété du Qatar en 2011, des palaces parisiens ou de grands magasins comme le Printemps.

afp/kkub

Publié le 23 juin 2013 à 15:13 - Modifié le 23 juin 2013 à 15:23

Création d'un fonds franco-quatari

La France et le Qatar ont finalisé dimanche un fonds commun franco-qatari entre la Caisse des dépôts et consignation et le fonds souverain Qatar Investment authority (QIA).

Doté de 300 millions d'euros et destiné à financer des PME françaises, il est créé en lieu et place d'un projet très contesté de 50 millions d'euros d'investissements qataris dans les banlieues françaises.

Renforcer la vente d'armement

Sur le plan militaire, François Hollande a indiqué avoir "fait de nouvelles propositions en matière de défense aérienne, terrestre et navale" au partenaire qatar.

La France est déjà fournisseur de 75% du matériel militaire du Qatar et espère ardemment lui vendre les avions de combat Rafale du groupe Dassault.