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Le parlement chypriote a accepté de justesse le plan de sauvetage

Chypre recevra 10 milliards d'euros contre l'application de nombreuses réformes, comme des hausses d'impôts. [Virginia Mayo - Keystone]
Chypre recevra 10 milliards d'euros contre l'application de nombreuses réformes, comme des hausses d'impôts. [Virginia Mayo - Keystone]
Le parlement chypriote a adopté mardi à une courte majorité le plan de sauvetage financier imposé par ses partenaires européens. Le texte a été accepté par 29 députés contre 27.

A Chypre, les députés s'étaient réunis en session extraordinaire pour ratifier les termes du plan d'aide imposé par l'Union européenne.

Les députés du parti de droite au pouvoir Disy, ceux de son partenaire centriste Diko et le seul élu d'Evroko, un autre parti centriste, ont approuvé le plan de sauvetage financier. Les élus de l'opposition Akel (communiste) et Edek (social démocrate), un élu Verts et deux indépendants ont voté contre.

Manifestation

Devant le Parlement, quelque 400 personnes manifestaient pour protester contre ce plan. Certaines brandissaient des pancartes proclamant "non", d'autres scandaient "battez vous pour vos droits" et "Troïka dehors" en référence aux bailleurs de fonds de l'Union européenne (UE), du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque centrale européenne (BCE). (Lire: Plan d'aide à Chypre validé par l'UE, mais à des conditions plus sévères)

ats/mre

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Ponction sur les comptes bancaires

Le plan prévoit le versement d'une aide de dix milliards d'euros à partir de mai. Les autorités chypriotes se sont quant à elles engagées à trouver treize milliards supplémentaires.

Une partie de cette contribution va provenir d'une ponction pouvant aller jusqu'à 60% sur les comptes supérieurs à 100'000 euros dans la principale banque du pays, Bank of Cyprus. La deuxième banque de l'île, la Laïki, sera mise en liquidation.

Hausse d'impôts

Chypre doit en outre augmenter ses impôts, baisser ses dépenses publiques et mettre en oeuvre des réformes structurelles pour assainir ses finances publiques.

Certains députés estiment que ces mesures vont enfoncer l'île dans la crise, alors qu'elle traverse déjà une récession, avec un chômage qui se rapproche des 15% et devrait augmenter nettement en 2013 et 2014.