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La fin du secret bancaire est proche, selon le prince du Liechtenstein

Le prince Hans Adam (à gauche) a prédit la fin du secret bancaire lors d'une conférence de presse conjointe avec le président autrichien Heinz Fischer. [Alexander Klein - AFP]
Le prince Hans Adam (à gauche) a prédit la fin du secret bancaire lors d'une conférence de presse conjointe avec le président autrichien Heinz Fischer. [Alexander Klein - AFP]
En visite à Vienne, le Prince Hans-Adam du Liechtenstein a estimé que l'Europe se dirigeait vers un transfert automatique des données pour combattre l'évasion fiscale et que les jours du secret bancaire étaient ainsi comptés.

"L'Europe se dirige vers un transfert automatique des données pour combattre l'évasion fiscale", a estimé mardi le Prince Hans-Adam du Liechtenstein, dans un contexte de pression grandissante pour un abandon du secret bancaire.

"Je pense que nous allons vers un transfert automatique d'informations. La pression va être de plus en plus forte", a-t-il expliqué mardi lors d'une visite officielle à Vienne. Un consensus se dessine au sein de l'Union européenne pour abolir le secret bancaire, et pour un échange automatique de données.

En 2009, l'Organisation de Coopération et de Développement Économique avait rayé le Liechtenstein de la liste grise des paradis fiscaux, la principauté ayant signé de nombreux accords d'échanges d'informations fiscales.

afp/asch

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L'Autriche prête à négocier

L'Autriche, ainsi que le Luxembourg, sont les deux seuls pays de l'Union européenne à refuser, au nom du secret bancaire, de transmettre automatiquement des informations sur les comptes de résidents de l'UE sur son sol.

Par la voix de son chancelier social-démocrate Werner Faymann, Vienne a toutefois annoncé mardi être prêt à négocier la levée du secret bancaire pour les résidents étrangers détenteurs d'un compte sur son sol, comme le lui demande l'Union européenne.

"Nous allons mener les discussions en commun avec le Luxembourg. Oui, nous négocions", a-t-il confirmé à l'issue du conseil des ministres.

Un "FATCA" européen demandé

La France, l'Allemagne, la Grande-Bretagne, l'Espagne et l'Italie ont écrit à la Commission européenne pour demander un échange automatique d'informations bancaires au sein de l'UE, a annoncé mardi le ministre français de l'Economie, Pierre Moscovici, à l'Assemblée nationale.

Les six pays militent pour l'application d'un FATCA européen et pour son application dans toute l'Union.

Le "Foreign Account Tax Compliance Act" est la loi adoptée en 2010 par les Etats-Unis, aujourd'hui considérée comme un modèle car elle permet d'obtenir toutes les informations sur tous les comptes bancaires, les placements et les revenus à l'étranger de tous les contribuables américains.