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La banque JPMorgan veut supprimer 16'000 à 19'000 emplois d'ici fin 2014

JPMorgan Chase table sur 59 milliards de dollars de dépenses pour l'exercice en cours, contre 60,1 milliards de dollars en 2012. [Reuters]
JPMorgan Chase table sur 59 milliards de dollars de dépenses pour l'exercice en cours, contre 60,1 milliards de dollars en 2012. [Reuters]
La première banque des Etats-Unis en termes d'actifs, JPMorgan Chase, prévoit 16'000 à 19'000 suppressions de postes d'ici deux ans.

La banque américaine JPMorgan Chase, la première des Etats-Unis en termes d'actifs, a annoncé mardi qu'elle comptait supprimer de 16'000 à 19'000 emplois dans son département de banque de détail d'ici la fin 2014, et 4'000 dans l'ensemble du groupe cette année.

La division de la banque de détail, hors activités liées à l'hypothécaire, prévoit 3'000 à 4'000 suppressions de postes d'ici fin 2014, a précisé le directeur général de ce département, Gordon Smith, devant des investisseurs.

Chute des effectifs

L'unité de prêts hypothécaires, qui employait ces dernières années des milliers de personnes chargées de gérer les défauts de paiements, verra ses effectifs chuter de 13'000 à 15'000 personnes d'ici deux ans.

Il n'est pas certain toutefois que des baisses d'effectifs dans la banque de détail se traduisent par un nombre de réductions de postes nettes équivalent dans l'ensemble du groupe, car il pourrait également embaucher dans d'autres secteurs.

4'000 postes supprimés en 2013

Au début de la journée d'investisseurs, la directrice financière Marianne Lake avait déjà indiqué que la banque comptait supprimer au total 4'000 postes environ cette année, ce qui, combiné à d'autres mesures d'économies, devrait lui permettre d'économiser autour d'un milliard de dollars.

Le groupe employait près de 259'000 personnes fin 2012.

afp/aduc

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Bénéfice en hausse en 2012

La banque américaine a dégagé l'an dernier un bénéfice net en hausse de 12% à 21,3 milliards de dollars, malgré une perte de 6 milliards de dollars environ à cause de paris risqués sur des dérivés de crédit qui ont mal tourné, l'affaire dite de "la baleine de Londres", révélée en mai.

En chiffre d'affaires, la banque a fait moins bien que prévu en 2012 avec une légère baisse à 97 milliards de dollars, contre 97,2 milliards en 2011.