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Eveline Widmer-Schlumpf ferme sur la fiscalité à Davos

La ministre des Finances suisse a notamment rencontré la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, lors de son passage au WEF. [Laurent Gillieron - Keystone]
La ministre des Finances suisse a notamment rencontré la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, lors de son passage au WEF. [Laurent Gillieron - Keystone]
La grande argentière de la Confédération s'est félicitée samedi d'avoir pu aborder avec les partenaires économiques de la Suisse des questions délicates telles la convention de double-imposition avec la France, l'imposition des entreprises ou encore la participation au FMI.

Malgré ses épineux dossiers, Eveline Widmer-Schlumpf avait le sourire samedi, lors du bilan de son séjour au World Economic Forum de Davos. La France a reconnu que sa décision de modifier la convention de double-imposition sans en informer la Suisse n'était pas digne d'une relation entre deux pays voisins, a-t-elle rapporté.

"On ne peut pas décider de modifier une règle de 40 ans un 26 décembre sans en informer le partenaire au préalable", a déclaré la grande argentière de la Confédération devant les médias, au terme de ses rencontres en marge du Forum économique mondial (WEF), ajoutant avoir présenté cette position à son homologue français Pierre Moscovici. Lire aussi: La Suisse se fâche contre la décision française sur les forfaits fiscaux

Question de l'imposition des entreprises abordée

La veille, le ministre de l'Economie français avait déclaré que la France ferait dorénavant preuve de plus de "pédagogie" après les "émotions" suscitées par la décision de Paris. Quant à la convention de succession, Pierre Moscovici a déjà invité Eveline Widmer-Schlumpf à Paris pour sa signature. La conseillère fédérale a toutefois dit que l'accord devait encore être ratifié; le calendrier devrait donc s'adapter au système suisse.

La question de l'imposition des entreprises a également été abordée, notamment avec le commissaire européen au marché intérieur Michel Barnier. "Ce fut un bonne discussion lors de laquelle j'ai pu présenter la position de la Suisse", a indiqué la ministre.

Mise au point avec le FMI

Elle a par ailleurs une nouvelle fois regretté les commentaires du commissaire à la fiscalité Algirdas Semeta, lequel avait menacé de placer la Suisse sur liste noire si elle n'ajustait pas sa politique en matière de privilèges fiscaux pour les entreprises. "Ces propos ne reflètent pas le travail constructif effectué", estime Eveline Widmer-Schlumpf, qui le lui rappellera lors d'un rendez-vous prévu mais dont elle n'a pas voulu dévoiler la date.

La grande argentière de la Confédération a enfin rencontré la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, et lui a fait valoir que la Suisse souhaitait conserver son pourcentage de voix, alors qu'il est question d'augmenter celui des pays émergents.

ats/ptur

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