Modifié le 14 décembre 2012 à 13:58

Le nombre d'immatriculations en Europe est au plus bas depuis 1993

Le nombre de nouvelles immatriculations a augmenté en Suisse en 2012.
Les constructeurs automobiles français PSA, Peugeot, Citroën et Renault souffrent particulièrement de la crise. [Scott Heppell - ]
Les immatriculations de voitures neuves en Europe sont tombées à leur plus bas niveau depuis 1993, selon les données de l'Association européenne des constructeurs automobiles publiées vendredi.

Les immatriculations de voitures neuves au sein de l'Union européenne ont reculé en novembre pour le quatorzième mois consécutif, de 10,3% sur un an. Elles sont tombées à leur plus bas niveau depuis 1993 sur les onze premiers mois de l'année avec un recul de 7,6% à près de 11,26 millions de voitures.

Au total, 926'486 voitures ont été vendues le mois dernier dans les 27 pays (hors Malte, dont les données ne sont pas disponibles), selon les données de l'Association européenne des constructeurs automobiles publiées vendredi.

Situation contrastée

Comme lors des mois précédents, la situation est contrastée selon les pays avec une hausse au Royaume-Uni, un léger recul en Allemagne et un effondrement en France, en Italie et en Espagne.

L'évolution diffère également suivant les constructeurs. Les généralistes, dont les français PSA Peugeot Citroën et Renault, l'italien Fiat ou l'américain General Motors avec sa marque Opel, souffrent particulièrement. Les immatriculations de Renault (marques Renault et Dacia) plongent ainsi de 27,7%.

Marques épargnées

Les marques allemandes "premium" gardent elles la tête hors de l'eau: BMW gagne même 3,8%, Mercedes-Benz grappille 1,2% et Audi ne perd que 2,9%. Le groupe sud-coréen Hyundai-Kia s'en sort mieux. Sa marque Hyundai a gagné 8,7% mais Kia a perdu 3,6%.

Le numéro un européen, l'allemand Volkswagen, a laissé 2,9%.

ats/aduc

Publié le 14 décembre 2012 à 12:45 - Modifié le 14 décembre 2012 à 13:58

Crise dans le secteur

Confrontés au recul du marché, certains constructeurs automobiles implantés en Europe n'arrivent plus à faire tourner à plein leurs usines et ont décidé d'en fermer.

Après PSA et Ford, Opel a annoncé cette semaine l'arrêt de la production dans son usine de Bochum après 2016.

Quant à l'Union européenne, elle estime avoir peu de moyens pour répondre à la crise et compte sur les industriels pour régler leurs problèmes de surcapacité.