Modifié le 10 octobre 2012 à 19:08

La taxation des transactions financières séduit onze pays européens

En matinée, la Bourse de Paris affichait un recul de 3,4% (photo d'archives).
La France et l'Allemagne, principaux promoteurs de la taxe financière, ont réussi à débloquer le projet. [AP Photo/Michel Euler - ]
L'idée d'une taxe sur les transactions financières pour atténuer la crise de la dette fait son chemin. Mardi, onze pays européens - dont la France, l'Allemagne, l'Italie et l'Espagne - se sont dits prêts à l'instaurer rapidement.

Onze pays européens - dont la France, l'Allemagne, l'Italie et l'Espagne - se sont dits prêts mardi à instaurer rapidement une taxe sur les transactions financières. Ce projet devra être précisé et suscite toujours l'hostilité de certains de leurs partenaires.

France et Allemagne aux commandes

Lancée il y a plus d'un an par la Commission européenne, la proposition était au point mort depuis que les 27 membres de l'UE avaient fait le constat de désaccords profonds et persistants en juin. L'idée de relancer le projet sous forme de coopération renforcée, qui nécessite la participation d'au moins neuf Etats de l'UE, a connu une accélération il y a deux semaines.

La France et l'Allemagne, principaux promoteurs d'une telle taxe, ont envoyé une lettre à leurs partenaires pour les exhorter à se prononcer. Lundi soir, la Commission européenne avait reçu les lettres de sept pays: l'Allemagne et la France mais aussi la Belgique, le Portugal, la Slovénie, l'Autriche et la Grèce.

Accord espéré en fin d'année

Mardi, le commissaire européen chargé de la Fiscalité, Algirdas Semeta, a annoncé lors d'une réunion des ministres des Finances des 27 à Luxembourg que quatre autres pays avaient manifesté leur intention de les rejoindre: l'Italie, l'Espagne, la Slovaquie et l'Estonie. Tous appartiennent à la zone euro.

La Commission aimerait pouvoir présenter une proposition de coopération renforcée lors de la prochaine réunion des ministres européens des Finances le 13 novembre, en vue d'un accord d'ici la fin de l'année.

agences/olhor

Publié le 09 octobre 2012 à 14:54 - Modifié le 10 octobre 2012 à 19:08

Un fonds pour l'éducation?

Le président français François Hollande et le chancelier autrichien Werner Faymann ont plaidé tous deux, mardi à Paris, pour qu'une partie du produit de la taxe sur les transactions financières serve à alimenter "un fonds pour l'éducation" au sein du budget de l'Union européenne, permettant d'assurer "une garantie de formation pour les jeunes".