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Un soupçon de fraude fiscale pèse sur une société fondée par Mitt Romney

Mitt Romney a été maintes fois critiqué sur son passé à la tête de Bain Capital. [Brendan Smialowski - AFP]
Mitt Romney a été maintes fois critiqué sur son passé à la tête de Bain Capital. [Brendan Smialowski - AFP]
Le fonds d'investissements Bain Capital fondé par Mitt Romney est soupçonné de fraude fiscale par un juge new-yorkais. Une dizaine d'autres sociétés sont concernées.

Plusieurs fonds d'investissements sont visés par une enquête des autorités de l'Etat de New York. Elles les soupçonnent d'avoir mis en place une stratégie pour échapper à l'impôt, selon le site en ligne du New York Times.

Romney indirectement impliqué

Le journal cite parmi les fonds concernés KKR, TPG Capital, Sun Capital, Appolo Global Management, Siler Lake Partners et Bain Capital, une société fondée et dirigée pendant quinze ans par l'actuel candidat républicain à la Maison Blanche Mitt Romney.

Le procureur général new-yorkais, Eric Schneiderman, a assigné au total "plus d'une dizaine" de fonds afin d'obtenir des documents révélant s'ils ont transformé certains frais de gestion payés par leurs investisseurs en "investissements", beaucoup moins taxés, détaille le journal. Ils auraient ainsi évité des centaines de millions de dollars d'impôts.

Le quotidien précise que la pratique est fréquente dans le secteur, mais que les experts sont divisés sur sa légalité. Un porte-parole du procureur et des représentants des fonds d'investissements interrogés par le journal n'ont pas voulu confirmer.

Attaques des démocrates

A deux mois de la présidentielle américaine et alors que Mitt Romney et Barack Obama sont au coude à coude dans les sondages (lire: Mitt Romney et Barack Obama au coude à coude dans les sondages), cette information pourrait prendre une ampleur médiatique plus importante.

Le candidat républicain a déjà plusieurs fois été attaqué sur ses liens avec Bain Capital. En juillet, dans une publicité de 30 secondes sur YouTube dénonçant les délocalisations d'emplois américains effectuées par la société, le camp de Barack Obama accusait Mitt Romney de détenir "des millions sur un compte en Suisse".

agences/dk

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