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Climat de détente pour l'économie espagnole

Le président de la BCE Mario Draghi s'est dit prêt à soutenir l'Espagne face à des "taux d'emprunt inacceptables".  [AFP PHOTO / JOSEP LAGO - AFP]
Le président de la BCE Mario Draghi s'est dit prêt à soutenir l'Espagne face à des "taux d'emprunt inacceptables". [AFP PHOTO / JOSEP LAGO - AFP]
Avec des taux d'intérêt et une prime de risque en forte baisse, l'Espagne a pu emprunter 4,5 milliards d'euros sur le marché obligataire. Une accalmie soutenue par le président de la Banque Centrale européenne Mario Draghi.

L'Espagne a emprunté mardi 4,515 milliards d'euros à 12 et 18 mois. Madrid a profité de taux d'intérêt en forte baisse dans un climat de détente des marchés, suscité par les espoirs d'une action prochaine de la BCE.

Taux en chute

Par rapport à la dernière émission similaire, le 17 juillet, les taux ont chuté pour les bons à 12 mois (3,070%, contre 3,918%), mais aussi pour ceux à 18 mois (3,335%, contre 4,242%).

La demande des investisseurs a été au rendez-vous, dépassant mardi les 10,5 milliards d'euros, ce qui a permis au Trésor espagnol, qui visait une fourchette de 3,5 à 4,5 milliards d'euros, d'emprunter légèrement plus que prévu.

L'Espagne, fortement chahutée sur les marchés depuis le début de l'été, n'avait pas effectué d'émission obligataire depuis trois semaines, en raison de la traditionnelle trêve estivale.

Climat de détente

Elle bénéficie désormais d'un climat de détente, encouragé par les paroles début août du président de la BCE, Mario Draghi, qui s'est dit prêt à "entreprendre des opérations sur le marché obligataire d'une taille adéquate", face aux taux d'emprunt "inacceptables" que doivent consentir certains pays de la zone euro.

Signe de cette détente, la prime de risque, qui mesure le surcoût que doit payer l'Espagne pour se financer, par rapport à l'Allemagne, était en baisse mardi matin, à 464 points.

ats/afp/mca

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La BCE embauche pour faire face à la crise

La Banque centrale européenne va recruter 40 personnes pour faire face au surcroît de travail occasionné par la crise de la dette, ce qui risque de ne pas suffire au syndicat maison. Le syndicat IPSO, le seul reconnu à la BCE et qui représente plus de 40% des 2600 salariés (dont 1200 sont des salariés permanents), se plaint depuis plusieurs mois de conditions de travail dégradées et de surmenage.

Le président de la BCE Mario Draghi avait reconnu l'existence de cas de surmenage en juillet, et promis d'agir. Il n'est pas sûr que les embauches annoncées mardi suffisent au syndicat. En juillet IPSO avait évoqué des discussions portant sur le recrutement de 50 à 60 personnes, et qualifié à l'époque ce chiffre de "seulement minimal".