Modifié le 09 août 2012 à 20:54

Accord entre les Etats-Unis et d'ex-employés d'UBS après le scandale du Libor

UBS veut créer 5 chaires au sein du département de Sciences économiques. C'est une somme considérable par rapport à d'autres sponsorings alloués par le passé au monde académique.
Des employés d'UBS collaborent avec la justice américaine dans le scandale du Libor. [Martin Ruetschi - ]
Selon le Wall Street Journal, les procureurs américains se sont engagés à épargner plusieurs ex-employés d'UBS en échange de leur coopération dans l'enquête sur les manipulations du taux interbancaire Libor.

Les procureurs américains se sont engagés à épargner plusieurs ex-employés d'UBS en échange de leur coopération dans l'enquête sur les manipulations du taux interbancaire Libor, écrit le Wall Street Journal. Il précise qu'ils occupaient des des postes relativement bas dans la hiérarchie.

Seuls quelques-uns des employés qui sont concernés par l'enquête travaillent encore chez UBS, et la banque a licencié ou mis à pied environ 20 traders et dirigeants à la suite d'une enquête interne de quatre ans, indique en outre une source proche du dossier citée par le Wall Street Journal.

UBS soupçonnée

Fin juillet, la première banque helvétique avait affirmé ne pas avoir trouvé d'élément démontrant son implication dans le scandale, ajoutant continuer à coopérer avec les autorités sur ce dossier. Sa rivale Crédit Suisse avait elle aussi annoncé le 23 juillet "estimer" ne pas être impliquée de façon significative dans le scandale concernant une manipulation des taux interbancaires.

Trois banques européennes sont dans le viseur des enquêtes sur la manipulation du Libor pendant la crise financière, selon des documents que s'est procurés l'agence Reuters. Outre les britanniques Barclays et Royal Bank of Scotland, UBS est soupçonnée d'avoir joué un rôle clé.

Démissions chez Barclays

Barclays a accepté fin juin de payer 290 millions de livres (environ 445 millions de francs) pour mettre fin à des enquêtes des régulateurs britannique et américain dans l'affaire de manipulation des taux interbancaires britannique Libor et européen Euribor entre 2005 et 2009. Trois hauts dirigeants, dont le président et le directeur général, ont démissionné.

Les taux en question sont une moyenne des taux pratiqués par un panel de banques pour des prêts entre elles. Cette moyenne est publiée une fois par jour par l'Association des banquiers britanniques pour le Libor et la Fédération bancaire européenne pour l'Euribor. Ils affectent le rendement de produits dérivés et, indirectement, les crédits aux ménages et aux entreprises.

ats/pym 

Publié le 09 août 2012 à 06:54 - Modifié le 09 août 2012 à 20:54