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La débâcle de l'action Facebook glisse sur le terrain judiciaire

Depuis vendredi la valorisation de Facebook a baissé de quelque 19 milliards de dollars.  [Richard Drew - Keystone]
Depuis vendredi la valorisation de Facebook a baissé de quelque 19 milliards de dollars. [Richard Drew - Keystone]
Les plaintes d'actionnaires mécontents se multipliaient mercredi, cinq jours après l'entrée en Bourse ratée de Facebook. Les procédures visent à la fois le réseau social, ses banques et la plateforme boursière Nasdaq.

Malgré un rebond de l'action Facebook, les plaintes d'actionnaires mécontents se multipliaient mercredi, cinq jours après l'entrée en Bourse ratée du réseau social; des procédures visant à la fois le réseau social, ses banques et la plateforme boursière Nasdaq.


Mardi, des médias ont affirmé que les trois principales banques ayant piloté l'opération avaient abaissé leurs prévisions de résultats pour Facebook quelques jours avant l'entrée en Bourse, en ne prévenant que certains gros actionnaires.


"Insulte à l'encontre des investisseurs"

"Si c'est vrai, c'est un véritable scandale", s'est indignée sur Twitter Sallie Krawcheck, ancienne dirigeante de la gestion de fortune de Bank of America et star de Wall Street. "La débâcle de Facebook est une véritable insulte à l'encontre des investisseurs indépendants", a renchéri Dick Green sur le site Briefing.com. Lancé en Bourse vendredi à 38 dollars, le titre a depuis perdu près de 20%.


Mercredi, l'action remontait à la mi-séance, mais les plaintes en nom collectif d'actionnaires s'estimant lésés se multipliaient à l'encontre des salariés de Facebook (Mark Zuckerberg, patron de l'entreprise silencieux depuis vendredi, est personnellement visé par l'une d'elles) et des principales banques ayant conduit son entrée en Bourse: Morgan Stanley, Goldman Sachs et JPMorgan Chase.


L'une des plaintes accuse notamment le prospectus boursier présentant l'opération aux investisseurs de ne pas avoir "révélé des données clé sur les activités de Facebook et ses perspectives"; une autre procédure accuse les banques responsables de l'opération ainsi que Facebook de n'avoir révélé "qu'à une poignée de gros investisseurs, pas au grand public" l'abaissement des perspectives de revenus du site internet juste avant son entrée en Bourse.


Le Congrès américain s'intéresse à la question

La plateforme boursière Nasdaq est aussi visée par des plaintes en nom collectif, pour ne pas avoir traité en temps et en heure les ordres boursiers massifs pendant la première journée de cotation de Facebook.


La commission bancaire du Sénat a ainsi annoncé qu'elle allait ouvrir une enquête informelle sur l'affaire. Morgan Stanley, en tête des banques organisatrices, s'est défendu mardi, affirmant avoir respecté toutes les procédures habituelles et légales.


afp/ptur


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Facebook se défend

Le géant des réseaux sociaux a affirmé mercredi que la plainte qui le vise ainsi que ses dirigeants et administrateurs à propos de son entrée en Bourse ratée était "infondée".

Facebook a ajouté qu'il se défendrait "vigoureusement".