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Grève générale illimitée décidée chez Samsung Electronics à Séoul

Grève générale illimitée décidée chez Samsung Electronics à Séoul. [Keystone - Hong Ki-won]
Les employés de Samsung entament une grève d’envergure / Le 12h30 / 1 min. / mercredi à 12:36
Un syndicat représentant des dizaines de milliers de salariés de Samsung Electronics a annoncé mercredi qu'il prolongerait de manière "illimitée" une grève de trois jours afin de contraindre la direction à négocier. Le groupe sud-coréen est l'un des plus grands fabricants mondiaux de smartphones.

Il est également l'un des rares producteurs de cartes mémoire à forte valeur ajoutée utilisées pour l'intelligence artificielle (IA).

"Nous déclarons une deuxième grève générale illimitée à partir du 10 juillet, après avoir appris que la direction n'était pas disposée à discuter à la suite de la première grève générale", a indiqué le syndicat national de Samsung Electronics dans un communiqué.

Plus de 5000 employés ont cessé le travail lundi pour ce qui devait être une grève de trois jours, après l'échec de longues négociations sur les salaires et les avantages sociaux. Ce mouvement faisait suite à un débrayage d'une journée en juin, le premier mouvement social de ce type au sein de l'entreprise qui n'a pas connu de syndicalisation pendant des décennies.

Hausse des salaires réclamée

Le syndicat national de Samsung Electronics compte plus de 30'000 membres, soit plus d'un cinquième de l'effectif total de l'entreprise.

Samsung avait affirmé mardi que la production n'avait pas été perturbée, a rapporté l'agence de presse sud-coréenne Yonhap, bien que le syndicat ait affirmé que la grève avait eu un impact considérable.

Le syndicat négocie avec la direction depuis janvier, mais les deux parties n'ont pas réussi à trouver un accord. Les salariés ont rejeté une offre d'augmentation de salaire de 5,1%, alors que le syndicat réclame aussi une amélioration des congés annuels et une transparence des primes basées sur les performances.

Pendant près de 50 ans, la société a empêché la syndicalisation de ses employés avec parfois des méthodes violentes, selon ses détracteurs.

ats/miro

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