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Les stations de ski doivent séduire pour recruter cet hiver

Des skieurs sur la terrasse du restaurant d'une station de ski à Obwald. [Urs Flueeler - KEYSTONE]
Les stations de skis doivent séduire pour recruter cet hiver / La Matinale / 1 min. / le 22 octobre 2021
L'hôtellerie-restauration peine à recruter en vue de la saison d'hiver. Pendant la pandémie, de nombreuses personnes ont en effet quitté ces métiers, jugés pénibles et mal payés. La branche doit ainsi faire des efforts si elle veut fonctionner à pleine capacité.

L'hôtellerie-restauration en station a avancé son recrutement, après avoir observé les difficultés de ses collègues des villes cet été. Cette année, bien plus qu'auparavant, la branche est prête à accorder des salaires au-dessus de la CCNT, la convention collective de travail.

C'est ce qu'observe Lionel Fontaine, directeur d'Hotelis, société de recrutement, spécialisée dans l'hôtellerie-restauration. "De moins en moins d'entreprises considèrent les salaires de la CCNT comme un plafond, mais de plus en plus comme un plancher. Aujourd'hui, on commence à discuter sur la base de ces salaires", explique-t-il dans La Matinale.

Même les établissements réputés entrent en négociation. Jusqu'ici, ils se reposaient sur leur réputation pour attirer du personnel, pour qui la perspective de pouvoir mettre leur nom sur un CV était souvent une motivation suffisante.

Manque à gagner

Face à une pénurie qui s'installe, la branche tente aussi de mettre en avant certains avantages, comme le fait d'être logé et nourri. Ces gestes valent la peine pour faire une bonne saison, estime Lionel Fontaine.

"Quand vous ne pouvez pas louer toutes les chambres parce que vous n'avez pas assez de collaborateurs pour les remettre en ordre, ou que vous ne pouvez pas attribuer toutes les tables de votre restaurant parce qu'il n'y a pas assez de cuisiniers, le calcul est vite fait."

Ces difficultés de recrutement menacent aussi la qualité du service. Les besoins en main d'oeuvre dans les stations sont toutefois moindres qu'en plaine. Les établissements sont effectivement en général plus petits qu'en ville.

Cléa Favre/asch

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