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L’année 2021 pourrait enregistrer un nombre record d’entrées en bourse

Les marchés financiers ont repris du poil de la bête depuis la chute de mars 2020. [ENNIO LEANZA - KEYSTONE]
2021 pourrait être une année record en matière d'entrées en bourse / La Matinale / 1 min. / le 24 septembre 2021
L’année 2021 pourrait constituer une nouvelle année record pour les introductions en bourse. Les candidats se pressent en tout cas au portillon, à l'image, cette semaine encore, d’Universal Music. La conjoncture actuelle se prête à ce type d'opérations.

Covid oblige, certaines sociétés avaient remis leur entrée en bourse à plus tard. Mais l’économie est sur la voie de la reprise. Les marchés boursiers, depuis la plongée de mars 2020, n’en finissent pas de grimper. C’est une aubaine pour les entreprises qui veulent ouvrir leur capital au public. Elles sont nombreuses dans le domaine de la santé et des nouvelles technologies.

>> Lire: Universal Music fait une entrée tonitruante à la Bourse d'Amsterdam

"Les entreprises en croissance qui viennent aujourd’hui sur le marché, c’est une super opportunité, parce qu’il y a une réelle demande, du fait que les taux sont bas et qu’il y a peu d’intérêt des investisseurs pour les investissements défensifs", a expliqué vendredi Thomas Veillet, fondateur du site investir.ch, dans La Matinale.

"Il y a un appétit de spéculation. Les investisseurs sont prêts à payer plus cher pour avoir des actions d’une société, qui pourra lever plus de capitaux pour pouvoir continuer à se développer."

En Suisse aussi

L’engouement est général, y compris pour la bourse suisse, où une dizaine d’entreprises pourrait y entrer d’ici la fin de l’année. On évoque la société de montres de luxe Chronext, l’opérateur Salt ou, encore, Swiss Post Solutions, filiale de la Poste spécialisée dans la gestion de documents. Ces entreprises pourraient emboîter le pas au fabricant de pièces aéronautiques Montana Aerospace, qui a réalisé son IPO (pour "Initial Public Offering", soit l’introduction en bourse) au premier semestre.

"La dernière fois qu’on a eu autant d’IPO en même temps, c’était lors de la bulle internet des années 2000", indique Thomas Veillet. "Mais on n’est pas encore dans une euphorie, on a encore de la marge pour aller chercher plus haut, avant de se casser la figure quand plus personne ne s’y attendra."

Les conditions de marché ne devraient pas changer dans l’immédiat, mais la perspective d’une éventuelle remontée des taux pourrait brutalement mettre un frein à l'optimisme actuel.

Sujet radio: Sylvie Belzer

Adaptation web: ami

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