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Le patron de la Finma Mark Branson débauché par l'Allemagne

Le patron de la Finma Mark Branson va quitter son poste. [Peter Klaunzer - Keystone]
Le patron de la Finma va diriger le régulateur financier allemand / Le 12h30 / 21 sec. / le 22 mars 2021
Le chef de l'Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (Finma) Mark Branson va franchir le Rhin et rejoindre le régulateur allemand BaFin. Homologue de la Finma outre-Rhin, l'institution est en pleine tourmente à la suite du scandale Wirecard.

Mark Branson, qui dirige la Finma depuis avril 2014, va prendre mi-2021 la présidence du comité de direction de la Bafin, a indiqué lundi l'institution suisse. Jan Blöchliger, qui siège au directoire de l'autorité helvétique, assurera l'intérim dès le 1er mai jusqu'à la nomination d'un successeur ou d'une successeure. Le conseil d'administration s'est mis à la recherche de la perle rare. Son choix devra être avalisé par le Conseil fédéral.

L'actuel directeur est arrivé à la Finma en janvier 2010 en qualité de chef de la division Banques, avant d'accéder à la tête de l'institution quatre ans plus tard, succédant à Patrick Raaflaub. Cité dans le communiqué, Mark Branson affirme que la décision de quitter son poste a été "difficile à prendre".

Reconnaissance internationale

Au cours de son mandat de 11 ans, il a dû notamment gérer les conséquences de la crise financière, dont l'accompagnement des travaux de régularisation liés à des litiges fiscaux avec les Etats-Unis. Mark Branson a "très fortement contribué à la mise en place et à l'établissement de notre autorité durant une période très mouvementée pour la place financière", a affirmé la présidente du conseil d'administration de la Finma Marlene Amstad dans un communiqué. Cette nomination constitue, pour elle, "l'expression de la reconnaissance internationale" du Britannique.

La BaFin a été récemment ébranlée par le scandale Wirecard, qui a causé l'éviction de son directeur Felix Hufeld en janvier dernier. Quelque 85 salariés du gendarme financier allemand avaient spéculé sur l'action de Wirecard au premier semestre 2020, avant la faillite de la société de paiement en ligne, posant la question de leur indépendance. Suite à cette affaire, le ministre allemand des Finances Olaf Scholz avait annoncé une réforme organisationnelle de l'autorité avec "un nouveau départ en termes de personnel".

>> Lire à ce sujet: Deux ministres allemands doivent s'expliquer sur le scandale Wirecard

ats/vic

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