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Sunrise est disposé à se faire racheter par le propriétaire d'UPC

L'opération de rachat de Sunrise pourrait être finalisée en fin d'année. [Ennio Leanza - Keystone]
Liberty Global, le propriétaire d’UPC, veut racheter Sunrise / Le 12h30 / 2 min. / le 12 août 2020
Le géant anglo-saxon des télécommunications Liberty Global, propriétaire d'UPC, a lancé une offre de rachat en liquide sur Sunrise. L'opérateur helvétique recommande à ses actionnaires de souscrire à cette proposition.

L'offre valorise Sunrise à hauteur de 6,8 milliards de francs et son principal actionnaire, l'allemand Freenet, s'est déjà engagé à servir ses quelque 24% du capital-actions.

Le contrat prénuptial comprend un prix par action de 110 francs, représentant une prime de 32% sur le cours pondéré moyen de Sunrise sur les deux derniers mois, indiquent mercredi les deux protagonistes dans leurs communiqués respectifs. Le retour sur investissement pour les actionnaires de la première heure atteint 90%, depuis l'introduction en Bourse en 2015.

Vers un concurrent d'envergure pour Swisscom

Les critères de succès de l'offre comprennent notamment un taux de souscription d'au moins deux tiers, son approbation par les autorités de la concurrence compétentes et l'absence d'"effet préjudiciable important".

L'opération, dont la finalisation pourrait survenir en fin d'année, doit déboucher sur une fusion d'UPC et de Sunrise et donner naissance à un concurrent d'envergure pour Swisscom, souligne Thomas Meyer, président du conseil d'administration de Sunrise, cité dans le communiqué.

L'offre doit être formellement lancée d'ici fin août et courra alors pendant au moins vingt jours ouvrés sur SIX Swiss Exchange.

ats/oang

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Echec d'une première tentative de rapprochement

L'offre de Liberty Global ressuscite le projet de rapprochement abandonné en fin d'année dernière entre Sunrise et UPC. Il s'agissait alors pour Sunrise de racheter UPC Suisse.

Le numéro deux helvétique de la téléphonie mobile s'était alors heurté de manière rédhibitoire à la réticence de ses actionnaires, à commencer par Freenet, qui jugeaient notamment trop élevés les 6,3 milliards de francs placés sur la table.

L'opération avait pourtant obtenu un feu vert inconditionnel de la Commission de la concurrence (Comco). Sunrise avait dû alors s'acquitter d'une pénalité de rupture de 50 millions.