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L'Inde prudente face au "fonds pour la numérisation" proposé par Google

Le CEO de Google Sundar Pichai lors d'une conférence de presse à New Dehli en 2015. [Saurabh Das - AP/Keystone]
L'Inde prudente face au "fonds pour la numérisation" proposé par Google / Le 12h30 / 1 min. / le 14 juillet 2020
Google a annoncé lundi un investissement de plus de 9 milliards de francs en Inde sur cinq à sept ans, pour "accélérer l'économie numérique" du pays. Le Premier ministre y voit une opportunité, mais aussi des risques.

Avec une population jeune et de plus en plus connectée à internet, l'Inde et ses 1,3 milliard d'habitants représentent un marché prometteur pour les géants de l'internet qui, de Facebook à Amazon, y ont investi des milliards ces dernières années.

"Faciliter l'accès à l'information"

À travers des investissements et partenariats, le "fonds pour la numérisation de l'Inde" de Google ambitionne notamment de faciliter l'accès à l'information sur internet dans les langues indiennes et de faire davantage bénéficier la société et l'économie indiennes des technologies numériques.

"Il ne fait aucun doute que nous faisons face à un moment difficile aujourd'hui, en Inde et à travers le monde. Les doubles défis à notre santé et à nos économies nous ont forcés à repenser la façon dont nous travaillons et vivons", a déclaré Sunder Pichai, PDG de Google d'origine indienne, lors d'un événement virtuel de Google India.

"Mais ces temps difficiles peuvent mener à d'incroyables moments d'innovation", a-t-il ajouté, selon des propos publiés sur le blog de l'entreprise américaine.

Gagner la confiance des autorités

Le PDG de Google s'est entretenu lundi par vidéoconférence avec le Premier ministre indien Narendra Modi pour l'informer de cet investissement.

Au cours de cette discussion, le chef du gouvernement a évoqué les inquiétudes liées à la confidentialité des données en ligne et appelé les entreprises de l'internet "à travailler à combler ce déficit de confiance", selon un communiqué diffusé par ses services.

Facebook pas en reste

Facebook, pour sa part, a annoncé en avril un investissement de 5,7 milliards de dollars dans Jio Platforms, filiale numérique du conglomérat Reliance Industries, qui devrait lui permettre de mettre le pied dans l'e-commerce en Inde, l'un des marchés prioritaires pour Amazon.

afp/oang

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Applis chinoises aussi dans le viseur

L'Inde a banni depuis début juillet 59 applications chinoises, dont la très populaire plateforme TikTok.

La décision a été prise au nom de la sécurité nationale, dans un contexte de tensions avec Pékin suite à un affrontement meurtrier entre leurs deux armées dans l'Himalaya.