Publié le 21 mai 2020 à 15:54

La publicité se fait humaniste et solidaire avec la crise du Covid-19

Du jour au lendemain, la publicité a du complètement se repenser avec la crise du nouveau coronavirus.
La publicité au temps du coronavirus: l'accent est mis sur les valeurs humanistes et solidaires 19h30 / 2 min. / le 19 mai 2020
A l'heure de la pandémie, le "goodvertising" - anglicisme qui associe publicité et bonheur - a pris le dessus sur la promotion des produits dans les publicités. Il s'agit désormais de communiquer sur des valeurs humanistes et solidaires.

Du jour au lendemain, la publicité a dû complètement se repenser avec la crise du nouveau coronavirus. "Malgré le confinement, il était important d’être présent pour les marques, d’être présent pendant une crise", explique Michael Kamm, directeur de l'Agence Trio à Lausanne, dans le 19h30. "Parce qu’on reste dans la tête des gens avec des messages adaptés à la situation sociale dans laquelle on est en train de vivre".

"Un accompagnement des gestes de solidarité"

Les campagnes publicitaires se mettent aussi au service des consommateurs. "La publicité a joué un rôle positif d’accompagnement de la stratégie du Conseil fédéral, un véritable accompagnement de ces gestes de solidarité", poursuit Michael Kamm. "J’ai trouvé qu’elle a joué un rôle très solidaire".

Mais cette tendance humaniste n'est pas née avec la pandémie. Elle travaille la publicité depuis plus de cinq ans, souligne Benjamin Bloch, directeur éditorial chez Culturepub.fr. "On parle d’ailleurs de 'goodverstising' dans le monde de la publicité. C'est l’association des mots anglais 'good' et de 'adverstising' (publicité), et cette tendance de fond va être évidemment accentuée par la crise actuelle".

Un discours parfois ambivalent

Reste que les nouvelles campagnes peuvent aussi frôler la ligne rouge entre éthique et communication de marque. "La grande distribution a un discours un petit peu ambivalent parfois en mettant en avant ces nouveaux héros que sont les caissières, leurs employés, etc", remarque Benjamin Bloch. "Alors qu’on sait très bien que, globalement, c’est une population employée qui est plutôt sous-payée".

La pandémie force en tout cas l’agilité des publicitaires en les poussant à adapter le message au plus vite.

Gilles de Diesbach/oang

Publié le 21 mai 2020 à 15:54