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La compagnie aérienne Virgin Australia en faillite à cause du coronavirus

La compagnie Virgin Australia en cessation de paiements [David Gray - REUTERS]
Terrassée par le Covid-19, la compagnie aérienne Virgin Australia fait faillite / Le 12h30 / 1 min. / le 21 avril 2020
Virgin Australia se déclare en cessation de paiements, première grande compagnie aérienne à mettre genou à terre sous l'effet du coronavirus. Deuxième compagnie australienne, derrière Qantas, la compagnie avait appelé à l'aide de le gouvernement, sans succès.

Virgin Australia avait demandé un prêt pour pouvoir se maintenir à flot. Mais l'entreprise, qui appartient à plusieurs entités étrangères, dont le groupe Virgin fondé par le milliardaire Richard Branson, avait essuyé un refus.

La conséquence en est donc une cessation de paiement, alors que la compagnie est endettée à hauteur de 3 milliards de francs.

Virgin Australia ne va pas disparaître pour autant, en tout cas pas dans l'immédiat. Son sort est maintenant entre les mains d'administrateurs, qui devront restructurer l'entreprise et chercher de nouveaux acteurs pour participer à sa recapitalisation et son avenir.

"Ce n'est pas la fin de Virgin Australia, mais je crois que c'est un nouveau départ. Nous allons travailler jour et nuit pour que cela se concrétise", a tweeté pour sa part Richard Branson.

Comme beaucoup d'autres, il s'en est aussi pris au gouvernement australien qui n'a pas renfloué la compagnie, en relevant que de nombreux pays s'étaient mobilisés pour soutenir le secteur aérien confronté à "une crise sans précédent".

Victime du Covid-19

Virgin Australia est l'une des victimes de la pandémie qui met le secteur aérien sous une pression inédite. La compagnie avait été contrainte de suspendre tous ses vols internationaux après la décision de Canberra de fermer ses frontières aux non-résidents.

Avant Virgin Australia, l'épidémie de coronavirus a déjà eu raison, en mars, de la compagnie aérienne britannique Flybe qui a cessé ses activités après avoir lutté pendant un an pour sa survie.

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Et c'est tout le transport aérien mondial qui redoute une catastrophe économique en raison de la réduction sans précédent du trafic aérien, du fait des restrictions mondiales de circulation.

Cléa Favre/afp/ddup

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