Modifié

La facture des catastrophes naturelles s'est allégée l'an dernier

En octobre, le typhon Hagibis a fait de gros dégâts au Japon. [Kyodo News via AP - Keystone]
La facture des catastrophes naturelles s’est allégée l’an passé / La Matinale / 1 min. / le 9 avril 2020
Les pertes économiques liées aux catastrophes naturelles et désastres se sont montées à 146 milliards de dollars, soit 142 milliards de francs, en 2019 au niveau mondial, en baisse par rapport à l'année précédente, a indiqué le réassureur suisse Swiss Re mercredi.

Ce chiffre est nettement inférieur à la moyenne sur dix ans, qui se situe à 206 milliards de francs, mais aussi à l'exercice 2018, où les pertes économiques avaient atteint 171 milliards, a détaillé le groupe suisse dans un communiqué.

Ce recul s'explique par l'absence d'ouragans majeurs aux Etats-Unis, alors que l'année précédente avait été marquée par les ouragans Florence et Michael.

Près de 9 milliards à cause des désastres humains

Dans le détail, les pertes économiques engendrées par les catastrophes naturelles se sont chiffrées à 133 milliards, en baisse de 17%, tandis que les désastres engendrés par l'homme, tels que les incendies ou accidents industriels, se sont montés à 8,7 milliards, en baisse de 13%.

L'an passé, les pertes prises en charge par les assureurs se sont chiffrées à 58 milliards de dollars, en baisse de 36% par rapport à 2018, a précisé Swiss Re qui a affiné ses premières estimations publiées en décembre.

Hausse des catastrophes secondaires

Les typhons Faxai et Hagibis au Japon ont été les deux événements les plus coûteux pour le secteur, les pertes assurées se montant à 6,8 milliards de dollars pour le premier et à 7,8 milliards pour le second, a détaillé Swiss Re, qui fait office d'assureur pour les assureurs.

Si les pertes en 2019 ont été moins lourdes que les années précédentes, le réassureur a toutefois mis en garde contre une augmentation des catastrophes dites secondaires, par opposition aux catastrophes majeures, insistant sur le fait que leur fréquence et leur intensité risque de s'accroître avec le changement climatique.

afp/boi

Publié Modifié