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Le G7 Finance promet de faire "tout ce qui est nécessaire" pour rétablir croissance et emploi

Un trader attend les réactions des marchés après l'annonce du G7 de faire "tout ce qui est nécessaire" pour rétablir la croissance. [Johannes Eisele - AFP]
Le G7 Finance promet de faire "tout ce qui est nécessaire" pour rétablir croissance et emploi / Le Journal horaire / 15 sec. / le 24 mars 2020
Les grands argentiers des sept pays les plus industrialisés (G7) ont promis mardi de faire "tout ce qui est nécessaire pour restaurer la confiance, la croissance économique et pour protéger l'emploi" face aux ravages économiques de la pandémie de Covid-19.

Dans un communiqué commun publié à Washington, ils soulignent leur volonté de coopérer, avec les responsables des Banques centrales, pour faire face à la crise qui devrait précipiter l'économie mondiale dans la récession cette année.

Les ministères des Finances du G7 "entreprennent et recommandent à tous les pays d'entreprendre un soutien en matière de liquidités et une expansion budgétaire pour atténuer les impacts économiques négatifs associés à la propagation" du coronavirus.

Ils se sont aussi dit disposés à soutenir l'économie aussi longtemps que nécessaire.

Listant les différentes mesures déjà prises, augmentation des liquidités disponibles, facilité de prêts, report d'impôts et de remboursement de prêts, subventions aux entreprises, ils relèvent que l'économie mondiale est en meilleure forme que lors de la crise financière de 2008.

Le secteur aérien très touché

Par ailleurs, la crise du coronavirus devrait priver le secteur mondial du transport aérien de 252 milliards de dollars de revenus cette année, a prévenu mardi sa fédération, faisant plus que doubler une précédente estimation de 113 milliards.

"Il s'agit de la crise la plus profonde jamais traversée par notre industrie", a commenté le directeur général de l'association internationale du transport aérien (Iata), Alexandre de Juniac, au cours d'une conférence téléphonique, appelant les gouvernements à l'aide face à l'arrivée d'"une crise de liquidités".

La crise affecte désormais 98% du trafic passagers dans le monde, selon l'Iata qui précise qu'en début d'année une compagnie aérienne moyenne disposait de deux mois de trésorerie devant elle.

Coup de frein en mars

De l'Australie aux Etats-Unis en passant par le Japon et l'Europe, l'activité économique a subi en mars un coup de frein sans précédent en raison des multiples mesures de confinement adoptées pour tenter de contenir la pandémie de coronavirus, montrent mardi les premiers résultats des enquêtes d'IHS Markit auprès des directeurs d'achats.

Dans les 19 pays de la zone euro, les plans de confinement de la population, la fermeture de la majeure partie des magasins comme des restaurants et la mise à l'arrêt de nombreuses entreprises ont fait s'effondrer l'activité du secteur privé.

L'indice PMI composite, qui regroupe l'industrie manufacturière et les services et est considéré comme un indicateur avancé fiable de la croissance économique de la région, a ainsi chuté à 31,4 contre 51,6 en février. Une baisse encore plus spectaculaire qu'anticipé puisque les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un chiffre de 38,8.

agences/lan

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Les marchés redressent la tête

Restés de marbre lundi après les annonces spectaculaires de la Réserve fédérale américaine (Fed), les marchés ont finalement choisi de voir le verre à moitié plein mardi, rebondissant nettement tandis que des nouvelles un peu meilleures parvenaient du front sanitaire.

Portées par la vigueur des Bourses asiatiques, qui ont clôturé mardi sur des hausses allant de 2% à plus de 4%, Tokyo s'envolant même de quelque 7%, les principales places européennes se sont elles aussi reprises.

Paris a terminé sur un rebond de 8,39%, Francfort de 10,11% et Londres de 9,05%. L'optimisme a également été de mise à Milan (+8,93%) et Madrid (+7,82%). A Amsterdam, l'indice a même réalisé sa plus forte hausse quotidienne (+8,97%) depuis le début de la crise financière en 2008.

La Bourse new-yorkaise a aussi connu un vif rebond mardi, le Dow Jones enregistrant même sa plus forte progression en une séance en près de 90 ans, dans un marché optimiste sur le vote imminent d'un plan de relance économique aux Etats-Unis.

Son indice vedette, Dow Jones Industrial Average a flambé de 11,37% à 20'704,91 points. Il faut remonter au 15 mars 1933 pour trouver trace d'une hausse en pourcentage aussi élevée sur une séance.