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Dans le rouge, Renault se dit "sans tabou" sur la fermeture d'usines

Un ouvrier de l'usine Renault de Mabeuge, dans le nord de la France. [Francois Mori - AP/Keystone]
Dans le rouge, Renault se dit "sans tabou" sur la fermeture d'usines / Le 12h30 / 1 min. / le 14 février 2020
Renault pourrait fermer des usines: la directrice générale par intérim Clotilde Delbos n'a pas exclu ce risque vendredi en conférence de presse, alors que le constructeur automobile a enregistré l'an dernier ses premières pertes en dix ans.

"Nous n'avons aucun tabou et nous n'excluons rien", a déclaré Clothilde Delbos, interrogée sur la possibilité que des usines en France ou dans le monde puissent être fermées dans le cadre d'un programme d'économie de deux milliards d'euros sur trois ans.

"On va revoir tous nos types de coûts et de charges (...) Certains de ces coûts impliqueront des charges de restructurations", a déclaré la responsable, rappelant que le groupe était en train de mener une revue stratégique de ses activités.

"Capacités de production excédentaires"

Elle a reconnu que Renault et son allié japonais Nissan disposaient de capacités de production excédentaires et promis des annonces en mai prochain. Renault et Nissan cherchent à améliorer leurs performances en mettant davantage en commun leurs technologies et leurs usines.

Le groupe au losange est tombé dans le rouge l'an dernier pour la première fois depuis 2009, enregistrant une perte nette de 141 millions d'euros sans pour autant voir le bout du tunnel après sa première année sans son patron emblématique Carlos Ghosn.

Nouvelle baisse attendue

Pour 2020, dans un marché mondial toujours en déclin, Renault, dont le chiffre d'affaires a baissé l'an dernier de 3,3% à 55,5 milliards d'euros, anticipe une nouvelle baisse de sa rentabilité.

Le constructeur français avait annoncé en janvier un recul de 3,4% de ses ventes l'an dernier à 3,75 millions de véhicules.

afp/kkub

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