Modifié le 14 février 2020 à 10:24

Bombardier cède son aviation civile et pourrait lâcher sa branche ferroviaire

Bombardier a essuyé une perte de 1,6 milliard.
Bombardier a essuyé une perte de 1,6 milliard Le Journal horaire / 1 min. / le 14 février 2020
Le constructeur ferroviaire et aéronautique canadien Bombardier a essuyé une perte de 1,6 milliard en 2019. L'entreprise se retire de l'aviation commerciale et une cession des activités ferroviaires, qui occupent plus de 800 personnes en Suisse, est évoquée.

Bombardier a annoncé une perte de 1,6 milliard de dollars américains en 2019 (1,57 milliard de francs), contre un bénéfice de 318 millions de dollars (312 millions de francs) l'année passée.

Le groupe québécois se trouve dans une situation financière extrêmement difficille. Son chiffre d'affaires a baissé de 3%, à 15,8 milliards de dollars, a indiqué jeudi Bombardier.

L'entreprise a expliqué poursuivre sa réflexion sur "les options qui lui permettraient d'accélérer son désendettement" et de se "positionner pour assurer son succès à long terme".

Branche ferroviaire à vendre?

Bombardier doit trouver une solution pour éponger sa dette, qui atteint 9 milliards de francs. Cela pourrait passer par la cession de sa branche ferroviaire, sans doute au groupe français Alstom qui, selon des informations de presse, aurait offert 7 milliards d'euros. Pour l'heure, Bombardier, qui emploie plus de 800 personnes entre Villeneuve (VD), Oberwil (BL), Winterthour (ZH) et Zurich, n'en dit pas plus.

Le groupe basé à Montréal a scellé en 2010 un contrat à 2 milliards de francs avec les CFF pour livrer 62 trains, mais les livraisons ont déjà pris des années de retard. Le site de production se trouve à Villeneuve (VD).

Vente du secteur d'aviation civile

Dans l'immédiat, le groupe a annoncé jeudi qu'il cédait pour 580 millions de francs le reste de son activité dans l'aviation civile, où il a longtemps occupé le troisième rang mondial, au constructeur européen à Airbus et au gouvernement québécois.

Bombardier avait cédé à Airbus en 2018 le contrôle de son avion moyen-courrier CSeries devenu A220, tout en conservant une part de 33,59% dans la société en commandite Airbus Canada, qui gère le programme de cet appareil de 100-150 places assemblé à Mirabel, au nord de Montréal.

rb/gma

Publié le 14 février 2020 à 09:45 - Modifié le 14 février 2020 à 10:24