Modifié le 27 décembre 2019 à 08:27

La livre sterling peine à croire à l'arrivée de nouveaux investissements

La livre sterling est sous pression.
La livre sterling peine à reprendre des forces La Matinale / 1 min. / le 27 décembre 2019
La livre sterling, qui avait connu un sursaut après la victoire de Boris Johnson aux élections législatives anticipées, peine à reprendre des forces. La monnaie britannique s'échangeait jeudi encore à un peu moins de 1,30 dollar.

L'arrivée des conservateurs au pouvoir avait fait naître l'espoir d'une arrivée importante de nouveaux investissements au Royaume-Uni. Les conservateurs affirmaient en effet que la réalisation du Brexit libérerait plus de 100 milliards de livres d'investissement. Mais la livre semble toujours pénalisée par des investisseurs inquiets.

Au lendemain des élections, la livre s'échangeait à 1,35 dollar, un record. Mais le soufflé est vite retombé, comme l'explique Sami Chaar, chef économiste chez Lombard Odier à Genève, dans La Matinale. "L'espoir, c'était qu'avec cette majorité conservatrice, on regagne un petit peu de certitude qui aurait amené un peu de sérénité dans le débat. Le problème c'est qu'en disant que les négociations doivent se faire sur un délai très très court, on sent que cela va amener une certaine tension avec Bruxelles".

Règles du jeu à connaître

L'incertitude va donc régner pour les investisseurs jusqu'à ce qu'on connaisse les règles du jeu qui vont régir les relations entre le Royaume-Uni et l'Union européenne. Mais cela pourrait durer longtemps. "Si c'est un accord commercial, comme par exemple celui entre l'UE et la Canada qui a mis 7 ans à se négocier, on imagine mal les conditions futures entre les deux parties se faire en 12 mois", a encore relevé Sami Chaar.

Il faudra probablement attendre donc plus de 12 mois, voire plusieurs années, pour voir les incertitudes levées. C'est seulement à ce moment-là que les investissements pourraient reprendre réellement au Royaume-Uni.

Cynthia Racine/lan

Publié le 27 décembre 2019 à 08:20 - Modifié le 27 décembre 2019 à 08:27

Urusla van der Leyen inquiète

La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen s'est dite "très inquiète devant le peu de temps dont nous disposons" sur la faisabilité de négociations sur la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne d'ici à la fin 2020, dans un entretien publié vendredi dans Les Echos.

L'une des tâches urgentes de la nouvelle Commission va être de fixer avec Londres les termes de sa relation avec l'UE après sa sortie prévue le 31 janvier prochain.

"Il ne s'agit pas seulement de négocier un accord de libre-échange, mais de nombreux autres sujets. Il me semble que, des deux côtés, nous devrions nous demander sérieusement si toutes ces négociations sont faisables en si peu de temps", a déclaré la dirigeante allemande. (afp)