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PSA Peugeot Citroën et Fiat Chrysler scellent leur union pour créer un géant

Un ouvrier au travail sur un véhicule Citroën en 2013. [EPA/MAXIM SHIPENKOV - Keystone]
L'union entre les groupes automobiles français PSA et italo-américain Fiat-Chrysler est scellée / Le Journal horaire / 1 min. / le 18 décembre 2019
Les constructeurs automobiles français PSA (Peugeot Citroën) et italo-américain Fiat Chrysler ont acté leur mariage mercredi en annonçant la signature d'un "accord engageant" pour créer un nouveau géant mondial dans un secteur en pleine mutation.

PSA et Fiat Chrysler  ont signé "un accord de rapprochement engageant" en vue d'une fusion entre égaux de leurs activités "pour former le quatrième constructeur automobile mondial".

Le trio de tête sur le marché automobile mondial, en nombre de véhicules vendus, comprend aujourd'hui le groupe allemand Volkswagen, l'alliance franco-japonaise Renault-Nissan-Mitsubishi et le japonais Toyota.

Plus de 400'000 salariés

La nouvelle entité, de plus de 400'000 salariés, affichera un chiffre d'affaires consolidé de près de 170 milliards d'euros et des ventes annuelles de 8,7 millions de véhicules, sous les marques Fiat, Alfa Romeo, Chrysler, Citroën, Dodge, DS, Jeep, Lancia, Maserati, Opel, Peugeot et Vauxhall.

Ce rapprochement se fera sans fermeture d'usine, assurent les deux partenaires. "La réalisation de la fusion devrait intervenir sous 12 à 15 mois." La société mère de la nouvelle entité sera basée aux Pays-Bas mais restera cotée à Paris, Milan et New York.

Les deux constructeurs avaient annoncé le 31 octobre être tombés d'accord à l'unanimité sur le principe d'une fusion, où les actionnaires des deux groupes se partageraient à 50/50 le capital, au terme de diverses opérations financières, pour former un nouveau géant mondial de l'automobile, sans fermeture d'usine.

afp/cab

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Grosses économies attendues

La fusion permettra des "économies liées aux technologies, aux produits et plateformes" qui "devraient représenter environ 40%" des 3,7 milliards d'euros de synergies, détaillent les deux groupes dans leur communiqué.

La nouvelle entité espère aussi réaliser des économies sur les achats (effet d'échelle et alignement sur le meilleur prix, également 40% des synergies). "Les 20% restant proviendront d'autres domaines - marketing, informatique, frais généraux et logistique", selon la même source.

Ces économies doivent permettre parallèlement "d'investir massivement dans les technologies et les services qui vont façonner la mobilité du futur (ndlr: voiture électrique et du véhicule autonome), tout en répondant au défi des réglementations sur les émissions de CO2", ont souligné les deux groupes.