Modifié le 04 novembre 2019 à 14:25

Le directeur de McDonald's remercié en raison d'une liaison prohibée

Steve Easterbrook a reconnu avoir commis une erreur.
Le directeur de McDonald's remercié en raison d'une liaison prohibée Le 12h30 / 1 min. / le 04 novembre 2019
McDonald's a contraint son directeur général Steve Easterbrook à quitter l'entreprise. En cause: une liaison avec un ou une employée, consentie mais contraire aux règles du géant américain du fast-food.

Le conseil d'administration de McDonald's a considéré que le directeur avait commis une erreur de jugement en engageant récemment une liaison certes "consentie" avec un ou une salariée, mais contraire aux règles de l'entreprise.

Le groupe assure dans un communiqué que ce départ n'a "pas de rapport avec la performance opérationnelle ou financière" de McDonald's.

Mais le conseil d'administration, peut-on lire, "a déterminé que (Steve Easterbrook) avait enfreint le règlement de l'entreprise et qu'il avait fait preuve d'un mauvais jugement en ce qui concerne une récente relation consentie avec un(e) membre du personnel".

Steve Easterbrook reconnaît "un erreur"

Dans une lettre adressée aux salariés, Steve Easterbrook a reconnu lui-même avoir commis "une erreur". "Etant donné les valeurs de l'entreprise, j'estime comme le conseil d'administration qu'il est temps pour moi de passer à autre chose", écrit-il.

McDonald's n'a rien divulgué sur le salarié en question, pas même s'il s'agissait d'un homme ou d'une femme.

Remplacement immédiat

Steve Easterbrook est remplacé avec effet immédiat par Chris Kempczinski, qui gérait jusqu'à présent les activités de McDonald's aux Etats-Unis. Diplômé de Duke University et de la prestigieuse école de commerce de Harvard, il est un habitué des groupes offrant des produits de grande consommation puisqu'il avait auparavant travaillé à PepsiCo, Kraft, Procter & Gamble.

afp/oang

Publié le 04 novembre 2019 à 13:20 - Modifié le 04 novembre 2019 à 14:25

Nombreux précédents aux Etats-Unis

Les liaisons sur le lieu du travail ont coûté leur place à de nombreux PDG aux Etats-Unis ces dernières années, et le sujet est devenu encore plus sensible depuis le mouvement #MeToo contre le harcèlement et les agressions sexuelles.

En 2018, ce sont les patrons du fabricant de micro-processeurs Intel, Brian Krzanich, et du fabricant de vêtements de yoga branchés Lululemon, Laurent Potdevin, qui avaient quitté leur entreprise respective pour des liaisons avec des salariées.

En 2016, Darren Huston, le PDG du site du commerce en ligne Priceline avait dû démissionner pour des raisons similaires. Idem en 2012 pour Brian Dunn, le PDG du groupe de grande distribution BestBuy.