Modifié le 22 juillet 2019 à 11:57

Le marché des drones civils devrait tripler ces dix prochaines années

Plus de 100'000 drones parcourent aujourd’hui le ciel suisse.
Plus de 100'000 drones parcourent aujourd’hui le ciel suisse. [Christian Beutler - Keystone]
Selon une étude publiée mercredi aux Etats-Unis, le marché des drones à usage non militaire devrait exploser ces dix prochaines années. Son chiffre d'affaires devrait passer ainsi de 5 milliards à plus de 14 milliards de francs.

Ce marché prometteur est porté en premier lieu par l'utilisation de drones pour la surveillance du bon fonctionnement de sites de production - qu'il s'agisse de construction, de centrales énergétiques ou de mines notamment.

Mais l'agriculture recourt aussi de plus en plus à des engins téléguidés, pour l'épandage d'engrais ou de pesticides ainsi que pour le contrôle de la bonne qualité des récoltes à venir. Ce segment croît cependant un peu plus lentement.

La Chine leader du secteur

Et, comme le soulignent les auteurs de l'étude de la firme américaine Teal Group Corporation, spécialisée dans l'industrie aéronautique et de la défense, la Chine produit aujourd'hui trois quarts des drones non militaires vendus dans le monde. C'est une réalité qui ne plaît pas à tous, et qui rappelle le conflit larvé entre la Chine et les Etats-Unis.

Il y a quelques semaines encore, le département américain de la Sécurité avertissait les entreprises privées des risques qu'elles encouraient - en termes d'espionnage industriel - à employer des drones de fabrication chinoise.

Katja Schaer/oang

Publié le 22 juillet 2019 à 11:04 - Modifié le 22 juillet 2019 à 11:57

Cohabitation avec les hélicoptères dans la viticulture

En Suisse, les drones sont de plus en plus nombreux à traiter des vignes escarpées entre mai et août. Pour l'heure, on assiste à une bonne cohabitation avec l'hélicoptère.

Entre le 10 mai et la mi-août, l'hélicoptère règne en maître depuis les années 1980 sur les vignobles difficiles d'accès que le vigneron valaisan, vaudois, neuchâtelois ou genevois souhaite traiter. Mais le drone l'a désormais rejoint.

Chaque engin a ses points forts et semble actuellement travailler en bonne intelligence. L'hélicoptère est imbattable pour traiter rapidement de très grandes surfaces, soit environ quinze hectares en une heure contre moins d'un hectare horaire pour l'aéronef sans pilote.

Le drone a pour lui la précision d'épandage et une nuisance sonore réduite. Il intervient en bordure de rivières, de maisons, de routes, là où l'hélicoptère n'a pas le droit de traiter.

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