Modifié le 06 juillet 2019 à 13:18

A Davos (GR), la hausse des prix menace le site du Forum économique

Le fondateur du WEF Klaus Schwab n'exclut pas la fin du WEF sur le site de Davos (GR).
La hausse des prix à Davos (GR) pourrait compromettre le WEF Le Journal horaire / 21 sec. / le 06 juillet 2019
Selon le fondateur du Forum économique mondial (WEF) Klaus Schwab, l'explosion des prix à Davos pourrait devenir un problème si elle se poursuit. Il n’exclut pas un départ de la station grisonne, et donc de la Suisse.

Les participants du WEF seraient heureux de payer pour une bonne performance, a déclaré Klaus Schwab dans une interview accordée au quotidien alémanique Südostschweiz et publiée samedi. Cependant, ils réagiraient de manière très sensible s'ils avaient le sentiment d'être exploités.

"Si une hausse des prix devait se poursuivre, il se pourrait que nous soyons exposés à une pression telle de la part de nos participants que nous devions abandonner le site de Davos malgré notre bonne volonté", a-t-il déclaré. "Mais je dois aussi dire que nous parlons de cas isolés et que nous sommes heureux que les hôteliers, les loueurs d'appartements et les restaurateurs soient conscients de la responsabilité collective", a-t-il encore dit.

Capacité d'accueil trop faible

Selon lui, Davos n'est pas une simple collaboration, mais un véritable partenariat à ne pas briser. Après cinquante ans, le WEF ne veut pas dissoudre une communauté qui a fait ses preuves et a grandi ensemble. "Au contraire nous ne voulons pas seulement la maintenir, mais la développer davantage. Il faut pour cela que les conditions nécessaires soient réunies", a ajouté le fondateur du WEF.

Le Forum économique a récemment indiqué aux autorités de Davos que, pour accueillir les participants, il faudrait au moins 2800 chambres d'hôtel à des prix raisonnables. Il est également souhaité qu'il y ait suffisamment d'appartements pour héberger les collaborateurs.

"Si ces conditions ne sont pas remplies, nous devrons chercher un autre endroit, le coeur lourd". Cela signifierait qu'il faudrait quitter la Suisse, car il n'y existe aucune alternative en termes d'infrastructure pour les conférences.

ats/ani

Publié le 06 juillet 2019 à 13:14 - Modifié le 06 juillet 2019 à 13:18