Modifié le 30 avril 2019 à 20:57

La progression des salaires en Suisse n'a pas permis de contrer l'inflation

La progression des salaires en Suisse n'a pas permis de contrer l'inflation
La progression des salaires en Suisse n'a pas permis de contrer l'inflation L'actu en vidéo / 1 min. / le 30 avril 2019
Les salaires en Suisse ont progressé de 0,5% en 2018 sur un an, selon les calculs de l'Office fédéral de la statistique (OFS). Cette hausse n'a toutefois pas suffi à compenser l'inflation estimée à 0,9% sur la même période.

Dans son rapport périodique publié mardi, l'OFS a relevé que la hausse des salaires nominaux est inférieure à 1% depuis 2010. Tenant compte de l'inflation, le pouvoir d'achat des salariés a reculé de 0,4% en 2018, contre 0,1% en 2017.

La progression des salaires nominaux (soit sans prise en compte de l'inflation) est contrastée selon les secteurs. Dans le secondaire, une hausse globale de 0,3% a été observée. Les employés de la branche des industries chimiques, de la pharmacie, de la cokéfaction et du raffinage s'en sont mieux sortis (+1,7%) que ceux de l'industrie du bois et papier (-0,4%), de l'électronique et de l'horlogerie (-0,3%).

Plus 0,5% dans le tertiaire

Dans le tertiaire, les salaires ont augmenté de +0,5%, soit autant que pour l'ensemble de l'économie. Les gagnants sont les salariés du secteur des services financiers (+1,7%), suivis par ceux de l'édition, de l'audiovisuel et des télécommunications (+1,4%). A l'inverse, les employés des services scientifiques et techniques ainsi que des services postaux, de messagerie et express ont dû faire face à des pertes de salaire de 0,1 %.

Pour le demi-million de travailleurs affiliés aux principales conventions collectives de travail (CCT), l'augmentation de salaire nominal s'est négociée à 0,3% en 2018.

"Défendre notre système de formation professionnelle"

Interrogé dans le 19h30, le patron de l'Union suisse des arts et métiers (Usam) Jean-François Rime que la priorité, aujourd'hui en Suisse, est de "mettre l’accent pour avoir une avance technologique et être bons dans les secteurs de pointe." Le Fribourgeois estime qu'il s'agit avant tout de "défendre notre système de formation professionnelle, presque unique au monde."

Les conventions collectives et les négociations salariales ont lieu en septembre-octobre, rappelle-t-il. "On verra à ce moment la situation. Si on lit l’indice conjoncturel de la BNS, on constate une prudence. Aujourd’hui les taux d’activités sont variables en fonction des secteurs."

>> Regarder le sujet du 19h30 avec l'interview de Jean-François Rime:

Le pouvoir d'achat des Suisses a baissé l'an dernier. La hausse modeste des salaires (+0,5%) a été mangée par l'inflation
19h30 - Publié le 30 avril 2019

ats/ebz

Publié le 30 avril 2019 à 11:36 - Modifié le 30 avril 2019 à 20:57