Le Forum de Davos se tient du 22 au 25 janvier 2019.

Le suivi du WEF

Publié le 25 janvier 2019 à 10:00 - Modifié le 26 janvier 2019 à 01:12

"Notre maison brûle et je veux que vous paniquiez", avertit Greta Thunberg à Davos

- Le Forum économique mondial s'est tenu cette semaine à Davos avec son lot d'invités prestigieux, parmi lesquels de nombreux chefs d'Etat et de gouvernement. Il s'est terminé vendredi après le plaidoyer pour le climat de la jeune Greta Thunberg.

- Et si le nouveau président brésilien Jair Bolsonaro ä été l'une des attractions, ce sont surtout deux femmes qui ont tenu la vedette. Tout d'abord, la chancelière allemande Angela Merkel qui a tenu à honorer son rang de fidèle parmi les fidèles de la manifestation, alors que d'autres, comme Trump, Macron ou May, lui ont fait faux bond.

- Mais c'est peut-être surtout la militante pour le climat Greta Thunberg qui a attiré l'attention médiatique avec son long voyage depuis la Suède pour livrer un message pour la sauvegarde de la planète.

- Le rendez-vous davosien, ouvert mardi par le président de la Confédération Ueli Maurer, a réuni plus de 3000 participants pour cette 49e édition dont le thème était "La globalisation 4.0: concevoir une nouvelle architecture mondiale à l'ère de la quatrième révolution industrielle".

Événements clés
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  • Fin du Forum

    Le moment de tirer le bilan

    Le Forum économique mondial a fermé ses portes. Un événement qui a vu défiler l'élite mondiale et la jeune Greta.
    19h30 - Publié le 25 janvier 2019

    >> L'analyse de Philippe Jeannerat: "on a assisté à la rencontre de deux mondes, celui du profit immédiat et Greta la jeune militante"

    Pascal Jeannerat à Davos "On a assisté à la rencontre de deux mondes, celui du profit immédiat et Greta, la jeune militante."
    19h30 - Publié le 25 janvier 2019

  • Un Forum marqué par l'urgence climatique

    Plusieurs invités de renom

    L'urgence climatique a pesé sur le Forum économique mondial (WEF) qui a pris fin vendredi à Davos. Plusieurs initiatives ont été lancées. Reste à savoir si elles suffiront à éviter la catastrophe.

    Outre la jeune Suédoise Greta Thunberg, d'autres figures de l'engagement pour l'environnement étaient présentes, comme la primatologue Jane Goodall, l'ex-vice-président américain Al Gore ou le réalisateur David Attenborough.

    Le message a été relayé par certaines personnalités politiques, comme le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres. "Le changement climatique court plus vite que nous, nous sommes en train de perdre la course et ce pourrait être une tragédie pour la planète", a dit le Portugais.

    De fait, loin de l'image de la grand-messe néo-libérale qu'il traînait il y a quelques années, le WEF tente de verdir son image.

    Mais Greta Thunberg n'attendait pas grand-chose du WEF. Elle a estimé vendredi que son message a été entendu par beaucoup de gens, mais par forcément écouté par les personnes les plus puissantes.

  • Greta Thunberg s'exprime

    Le discours de la jeune militante écologiste

    Greta Thunberg, cette jeune Suédoise venue en train depuis son pays pour défendre la cause climatique, a attiré toute l’attention, du haut de ses 16 ans, pour livrer ses messages à ceux qui ont entre leurs mains le pouvoir de prendre des vraies décisions en faveur de la planète.

    "Je suis venue ici pour dire: notre maison brûle", a déclaré la jeune femme en ouverture de son discours. "Le message est simple: il faut arrêter les émissions de CO2, il n'y a pas de zone grise pour la survie!"

    "Il semble que l'argent et la croissance soient nos seuls soucis. Cela doit changer".

    Et la militante de conclure: "Je ne veux pas vous donner espoir, je veux que vous paniquiez, que vous ressentiez la même anxiété que je ressens tous les jours".

    >> Version longue du plaidoyer de la jeune militante

    Greta Thunberg(2)
    L'actu en vidéo - Publié le 25 janvier 2019

    >> L'analyse de Forum après le passage de Greta Thunberg

    Greta Thunberg au Forum de Davos.
    AP/Markus Schreiber - Keystone
    Forum - Publié le 25 janvier 2019
     

    Auparavant, la jeune militante avait par hasard rencontré Christine Lagarde dans les couloirs:

  • Bilan sécuritaire réjouissant

    Aucun incident menaçant la sécurité recensé

    Les autorités grisonnes et l'armée tirent un bilan positif de cette 49e édition du Forum économique mondial (WEF). Aucun incident majeur n'est à signaler. Quatre accidents de voiture ont toutefois été recensés aux passages à niveau. Personne n'a été blessé.

    Depuis le 18 janvier, un peu plus de 4000 militaires étaient engagés pour assurer la sécurité de la rencontre annuelle du WEF. L’armée ne déplore "aucun incident menaçant la sécurité ni aucun accident grave durant son engagement", écrit-elle vendredi dans un communiqué.

    Aucune infraction de l’espace aérien limité en Suisse n'a été constatée. Ce dernier était verrouillé dans un rayon de 46 kilomètres autour de la station grisonne et jusqu'à 6000 mètres d'altitude. L'Autriche, qui a contribué aux mesures de sécurité, n'a pas non plus constaté de violation de son espace aérien limité, précise l'armée.

  • Le bilan d'André Kudelski

    L'absence de Trump n'a pas pesé sur le WEF

    L'absence de Donald Trump ou d'Emmanuel Macron n'a pas prétérité le WEF, estime André Kudelski du groupe Kudelski, spécialiste des solutions informatiques.

    >> L'interview d'André Kudelski dans le 12h30:

    André Kudelski.
    Laurent Gillieron - Keystone
    Le 12h30 - Publié le 25 janvier 2019

  • Lutte contre le viol utilisé comme arme de guerre

    Le message d'espoir du Dr. Mukwege, Nobel de la paix 2018

    Le viol comme arme de guerre doit disparaître. Pour cela, il faut éduquer les enfants et libérer la parole: tel a été le message d'espoir du Dr. Denis Mukwege, prix Nobel de la paix 2018, au WEF à Davos.

    Denis Mukwege a été reconnu pour son travail dans son hôpital en République démocratique du Congo. Depuis 20 ans, il y prend en charge des femmes victimes de viols, souvent collectifs, en leur apportant une aide complète: médicale d'abord, puis psychologique, économique et juridique.

    A Davos, il présentait avec le réalisateur Platon le film "My body is not a weapon" ("Mon corps n’est pas une arme"), qui met en lumière le cruel problème du viol en zone de conflits.

    Denis Mukwege.
    Laurent Bleuze - RTS
    Tout un monde - Publié le 25 janvier 2019

    >> Lire: L'éducation et la parole, "armes ultimes contre le viol de guerre"

  • Le bilan d'Ignazio Cassis

    Un souper avec Merkel comme point fort

    Lors de son séjour à Davos, le ministre des Affaires étrangères Ignazio Cassis a principalement rencontré des représentants d'Amérique latine, d'Afrique et du Moyen-Orient. Moins présente physiquement, l'Europe occupait toutefois les esprits.

    Il y avait cette année peu de représentants européens, a relevé le conseiller fédéral Ignazio Cassis tout en mentionnant comme point fort un souper jeudi avec Angela Merkel lors duquel il a été question du futur de l'Europe. C'était intéressant de discuter avec la chancelière allemande de manière plus informelle, dans une atmosphère plus décontractée, a noté le Tessinois.

    Inévitablement questionné sur l'accord-cadre avec l'Europe, le ministre a indiqué que la confusion qui semble régner actuellement était plus "un problème de vocabulaire". Et de préciser que le mot "négociations" est un terme légal et technique.

    "Quand l'UE dit que les négociations sont terminées, cela ne signifie pas que nous n'allons plus parler ensemble. Bien sûr que nous allons parler ensemble même après que des résultats seront sur la table", a expliqué le conseiller fédéral. Le débat se fera toutefois sur un plan politique. Il n'y aura plus de négociations dans le sens où plus aucune équipe de négociations ne sera envoyée.

    >> Voir aussi l'interview d'Ignazio Cassis sur la RTS:

    Ignazio Cassis: Jean-Claude Juncker a donné un sentiment "d'arrogance"
    L'actu en vidéo - Publié le 24 janvier 2019

    >> Lire aussi: Ignazio Cassis: Jean-Claude Juncker a donné un sentiment "d'arrogance"

  • Un premier bilan

    Deux femmes ont tenu la vedette

    Alors que le WEF se termine vendredi dans les Grisons, La Matinale de la RTS dresse un premier bilan de cette 49e édition. Avec les absences de Trump, Macron et May, le forum s'est recentré sur ses fondamentaux, à savoir l’économie. Contrairement à l’année passée, quand la venue de Donal Trump avait monopolisé toute l’attention, il n'y avait pas de superstars, à tel point que le président brésilien Jair Bolsonorao, perçu comme la tête de série numéro un, n’a même pas fait salle comble.

    Au final, les discussions économiques et politiques ont pu avoir lieu dans une atmosphère plutôt sereine. Si certains dossiers comme le Brexit ou le Venezuela ont été abordés, le WEF a surtout permis aux participants d’échanger avec beaucoup de conférences autour des thèmes du climat et des femmes.

    Par ailleurs, malgré le fait qu'il n’y avait que 23% de participantes cette année, deux femmes ont fait l'actualité dans les Grisons: tout d'abord Angela Merkel, la femme la plus puissante du monde, qui a livré un plaidoyer en faveur du multilatéralisme et d’une Europe forte. Et la jeune militante écologiste suédoise Greta Thunberg, 16 ans, dont le discours sur le climat a été particulièrement remarqué.

    >> Le bilan du WEF dans La Matinale:

    Le WEF à Davos.
    Gian Ehrenzeller - Keystone
    La Matinale - Publié le 25 janvier 2019

  • Un bon bilan pour Alain Berset

    Des rencontres et des contacts noués

    Le conseiller fédéral Alain Berset a tiré jeudi un bilan positif de sa participation au WEF. Il a constaté que la santé avait pris une importance grandissante à Davos et au niveau global.

    Le Fribourgeois a notamment pu en discuter avec le ministre chilien du développement social, qui s'est montré très intéressé par ce que la Suisse est en train de mettre en place au niveau des proches aidants et d'aide à la population vieillissante, car son pays fait face aux mêmes défis démographiques, a expliqué le ministre devant les médias réunis dans la Maison Suisse.

    Alain Berset discute avec le Premier ministre népalais Sharma Oli à Davos.
    Alain Berset discute avec le Premier ministre népalais Sharma Oli à Davos. [Gian Ehrenzeller - Keystone]

    Alain Berset s'est également entretenu avec ses homologues néerlandais (Bruno Bruins), allemand (Jens Spahn) et britannique (Matt Hancock). Les discussions ont notamment porté sur la numérisation dans le domaine de la santé, une évolution importante. "La question est de savoir ce que cela implique pour la politique de santé", a relevé le socialiste.

    Alain Berset a également souligné que le WEF est important en ce qu'il permet de nouer beaucoup de contact en peu de temps et surtout des contacts personnels. "Ca m'a toujours frappé à quel point à la fin, il n'y a que les contacts humains qui comptent et pour cela il faut se rencontrer. Se rencontrer en vrai ça fait aussi la différence", a-t-il insisté.

  • Discours à charge de George Soros

    Le milliardaire s'en prend à la Chine

    Le milliardaire américain George Soros s'en est pris à la Chine et à son président Xi Jinping, dans un discours à charge au WEF.

    "La Chine n'est pas le seul régime autoritaire au monde, mais c'est sans aucun doute le plus riche, le plus fort et le plus développé en matière d'intelligence artificielle", a-t-il dit au cours du dîner qu'il organise chaque année en marge du Forum.

    "Cela fait de Xi Jinping le plus dangereux ennemi de ceux qui croient en des sociétés libres", a ajouté George Soros. Ses équipes ont rapidement diffusé des copies de son discours en chinois par email, discours dans lequel il place dans le peuple chinois "son plus grand espoir".

    George Soros.
    George Soros. [Andreas Gebert - EPA/Keystone]

    "Si ces entreprises en venaient à dominer le marché de la 5G", la cinquième génération des technologies mobiles (5G), indispensable à l'essor des voitures autonomes et autres objets connectés, "elles représenteraient un risque inacceptable pour la sécurité du monde", a lancé le milliardaire.

    George Soros a aussi décoché une flèche vers Moscou: "Je me suis concentré sur la Chine, mais les sociétés libres ont bien d'autres ennemis, au premier rang desquels la Russie. Le plus dangereux scénario serait que ces ennemis conspirent entre eux et apprennent des choses les uns des autres pour opprimer encore davantage leurs peuples", a-t-il mis en garde.

  • Manifestation en marge du WEF

    Des actions pour le climat demandées

    Une centaine de manifestants se sont réunis jeudi après-midi à Davos pour protester contre le Forum économique mondial. Ils ont notamment demandé des actions immédiates et concrètes en faveur du climat.

    "System change not climate change" (changement de système plutôt que changement climatique) ou encore "Wake up: Climate action now!" (Réveillez-vous: agissez pour le climat maintenant) pouvait-on lire sur des banderoles.

    Organisée par la Jeunesse socialiste, la manifestation, autorisée, a été lancée devant l'hôtel de ville aux sons du carillon et des slogans anti-capitalistes. Les jeunes composaient la majorité du groupe.

    Une banderole déployée à Davos.
    Une banderole déployée à Davos. [AP Photo/Markus Schreiber - Keystone]

  • Le Venezuela s'invite au WEF

    Interview d'un ex-ministre

    De nombreux participants du WEF suivent de très près l’évolution de la situation au Venezuela, dont les Vénézuéliens eux-mêmes. A l'image Moses Naim, ancien ministre du commerce et de l’industrie, interrogé dans le 12h30

    L'ancien ministre du commerce et de l'industrie vénézuélien Moses Naim (dr.).
    Céline Tzaud - RTS
    Le 12h30 - Publié le 24 janvier 2019

  • "Nous sommes en train de perdre la course" face au changement climatique

    Plaidoyer du secrétaire général de l'ONU

    "Nous sommes en train de perdre la course" face à l'accélération du changement climatique, a mis en garde jeudi le secrétaire général de l'ONU, en marge du Forum économique mondial de Davos. Il a pointé un manque de "volonté politique".

    "Le changement climatique court plus vite que nous, nous sommes en train de perdre la course et cela pourrait être une tragédie pour la planète", a lancé Antonio Guterres lors d'une interview diffusée en direct sur Facebook.

    "Pire que prévu"

    "L'évolution est pire que prévu" et "il est donc absolument indispensable d'inverser la tendance", a-t-il insisté, en s'adressant notamment aux quelque 3000 responsables économiques et politiques réunis depuis le début de la semaine dans la station grisonne.

    Pour le secrétaire général de l'ONU, les engagements de l'accord de Paris sur le climat étaient "insuffisants". Dans le cadre de cet accord conclu en 2015, les différents pays avaient convenu de limiter la hausse des températures à moins de deux degrés par rapport aux niveau pré-industriels.

    "Il faut que les pays prennent des engagements plus ambitieux", a estimé Antonio Guterres, jugeant que "la volonté politique est absente", alors que le changement climatique "est le problème le plus important auquel l'humanité est confrontée".

    "Nous continuons à subventionner les énergies fossiles, ce qui n'a aucun sens", a-t-il notamment épinglé, appelant également à "mobiliser le secteur financier".

  • Arrivée de Greta Thunberg

    Un message aux adolescent.e.s suisses

    La militante suédoise pour le climat Greta Thunberg est arrivée mercredi au Forum économique mondial pour sensibiliser les dirigeants et la population à l'urgence de la situation.

    La jeune fille 16 ans a quitté la Suède mardi matin pour rejoindre la station grisonne en train. Après plus de 24 heures de trajet, elle est arrivée à la gare de Davos-Dorf mercredi à midi, où elle était attendue par une foule de journalistes.

    L’adolescente, qui brandissait une pancarte "grève de l’école pour le climat", a adressé un message aux étudiant.e.s suisses qui ont fait grève la semaine passée.

    >> Lire aussi: Les jeunes se sont mobilisés pour le climat un peu partout en Suisse

    "Bien joué, et continuez comme ça! Parce que si on s’arrête là, on envoie le signal que c’était juste un évènement unique. Mais si on continue chaque jour, chaque semaine, chaque mois, alors on leur montre qu’on ne s’arrêtera pas, jusqu’à ce qu’ils réagissent."

    Greta Thunberg est devenue célèbre suite à un discours remarqué en décembre dernier à la conférence l'ONU de Katowice sur le climat (COP24).

    Son action hebdomadaire devant le Parlement de Stockholm a inspiré d'autres adolescents qui se sont mis en grève pour le climat.

    >> Voir aussi l'éclairage du 19h30 sur cette visite:

    Greta Thunberg, la jeune militante suédoise pour le climat, parmi les élites à Davos.
    19h30 - Publié le 23 janvier 2019

  • L'appel d'Angela Merkel

    L'UE doit parler d'une seule voix

    A la tribune grisonne, Angela Merkel s'est exprimée en faveur de la coopération et contre le nationalisme. Pour la chancelière allemande, il n'existe pas d'alternative à une approche multilatérale, malgré les doutes qui ont surgi à propos de cette approche.

    Angela Merkel a souligné "avoir des doutes" sur le principe selon lequel chaque pays doit d'abord se préoccuper de ses propres intérêts, ce qui serait au final bénéfique pour tous. La chancelière allemande préfère l'approche consistant à penser les uns pour les autres.

    Angela Merkel au WEF: plaidoyer pour l'Europe et le multilatéralisme.
    19h30 - Publié le 23 janvier 2019

    Concernant l'Union européenne, la dirigeante allemande a averti que les Vingt-Sept doivent s'engager avec plus de vigueur pour que l'ordre multilatéral soit établi au-delà de l'ensemble communautaire.

    Elle a également déploré que l'union ne parle pas d'une seule voix à l'extérieur: il n'existe pas de politique commune envers la Russie, les Etats-Unis ou la Chine. Cela est pourtant nécessaire pour être pris au sérieux.

    >> Voir aussi l'analyse de Jean-Philippe Schaller lors du 19h30:

    Jean-Philippe Schaller "C'est la 11ème participation d'Angela Merkel au Wef. Elle a livré un plaidoyer pour une Europe forte."
    19h30 - Publié le 23 janvier 2019

  • En marge du WEF

    Entretiens avec I.Cassis, T.Blair et P.Moscovici

    Le commissaire européen Pierre Moscovici avertit la Suisse qu'elle "n'a plus aucune marge" de négociation sur l'accord-cadre avec l'Union européenne, dans un entretien accordé à la RTS au Forum économique de Davos.

    Pierre Moscovici defend laccord institutionnel
    L'actu en vidéo - Publié le 23 janvier 2019

    >> Lire aussi: Pierre Moscovici: "La Suisse n’a plus aucune marge" de négociation

    L’ancien Premier ministre Tony Blair, partisan d’un second référendum sur le Brexit, juge que la "fibre européenne reste forte au Royaume-Uni, marquée par l’histoire". Il estime d'ailleurs que le chemin sera long pour la Suisse.

    Tony Blair: "Le chemin de l’Europe sera plus long pour les Suisses que pour les Anglais"
    L'actu en vidéo - Publié le 22 janvier 2019

    >> Lire aussi: "Le chemin de l’Europe sera plus long pour les Suisses que pour les Anglais"

    Le président de Microsoft Brad Smith a réaffirmé en marge du WEF que Genève est toujours dans la course pour devenir le centre de la gouvernance et de la régulation du cyberespace.

    >> Lire aussi: Genève toujours en course pour accueillir la régulation du cyberespace

  • Un haut dirigeant chinois à la tribune

    La Chine et les Etats-Unis "indispensables l'un à l'autre"

    Le vice-président chinois Wang Qishan, qui emmène la délégation de son pays cette année, a assuré que la Chine et les Etats-Unis étaient "indispensables l'un à l'autre". Il a aussi appelé à établir un rapport "gagnant-gagnant". "Toute confrontation est néfaste pour les intérêts des deux parties", a-t-il encore déclaré.

    Les marchés ont eu un accès de fébrilité mardi à propos de ces discussions censées mettre un terme à la guerre commerciale. En cause: des informations de presse selon lesquelles l'administration américaine avait refusé de tenir des réunions avec des émissaires chinois à Washington cette semaine.

    Le vice-président chinois Wang Qishan emmène la délégation de son pays à Davos.
    Le vice-président chinois Wang Qishan emmène la délégation de son pays à Davos. [Gian Ehrenzeller - Keystone]

    La Maison Blanche a toutefois démenti. Et mercredi, l'agence Bloomberg publiait au contraire une information plus encourageante, annonçant que la Chine pourrait s'engager à acheter jusqu'à 7 millions de tonnes de blé américain.

    Wang Qishan a par ailleurs fait valoir que la croissance chinoise, tombée en 2018 à son plus bas niveau en presque trente ans, n'en restait pas moins "significative", avec 6,6%. Il a jugé que ce chiffre n'était "pas bas du tout".

  • Rencontre Maurer-Bolsonaro

    Discussions sur le libre-échange

    Le président de la Confédération Ueli Maurer a rencontré son homologue brésilien Jair Bolsonaro. Les discussions ont notamment porté sur les négociations en vue d'un accord de libre-échange avec le Mercosur.

    Les discussions entre l'Association européenne de libre échange (AELE) et le marché commun sud-américain "vont certainement se poursuivre", car Berne comme Brasilia ont les mêmes intérêts, a déclaré le conseiller fédéral à l'issue de la rencontre.

    Le chef du Département fédéral des finances ne veut toutefois pas fixer d'horizon pour un accord, car le Mercosur comprend aussi d'autres Etats que le Brésil, a-t-il précisé.

    >> Le point dans La Matinale:

    Jair Bolsonaro a rencontré les conseillers fédéraux Ueli Maurer, Guy Parmelin et Ignazio Cassis au WEF.
    Laurent Gillieron - Keystone
    La Matinale - Publié le 24 janvier 2019

    Le ministre de l'Economie Guy Parmelin et le chef de la diplomatie Ignazio Cassis ont également assisté à cette rencontre qui s'est déroulée dans une bonne ambiance, selon Ueli Maurer. Les deux présidents s'étaient déjà rencontrés durant deux heures mardi soir pour un dîner commun.

    Les discussions ont également permis de faire un tour d'horizon des relations entre les deux pays et de soigner les contacts avec le nouveau chef de l'Etat brésilien. Celui-ci devait ensuite donner une conférence de presse, mais il a annulé au dernier moment.

  • Rare visite d'un ministre cubain

    Une première en 25 ans

    Pour la première fois en 25 ans, un ministre cubain est allé parler affaires avec l'élite du capitalisme mondial rassemblée à Davos. Un nouveau signal de la mue entreprise par le régime communiste fondé par Fidel Castro.

    "Nous nous sentons dans la norme", répond dans un sourire Rodrigo Malmierca, le ministre cubain du Commerce extérieur, interrogé sur cette visite quasi-inédite au WEF.

    Il y a moins d'un an encore, ce grand raout de patrons et de décideurs politiques était qualifié par la presse communiste cubaine de "show médiatique, dans une enceinte qui se gargarise de belles paroles". Mais Cuba est désormais engagé dans une "actualisation" de son modèle économique.

    "Cuba suit une politique d'actualisation de son modèle économique, qui suppose notamment la diversification de ses échanges économiques avec l'extérieur", explique Rodrigo Malmierca, ancien ambassadeur en Belgique et auprès des Nations unies.

  • Viola Amherd visite ses troupes

    Une première

    Viola Amherd a pour la première fois rendu visite à une troupe de l'armée suisse au Forum économique mondial. La conseillère fédérale a rencontré une troupe d'infanterie de montagne au-dessus de Davos, qui surveille des objets devant être protégés dans la forêt.

    La nouvelle cheffe de l'armée s'est rendue mercredi matin à Davos par hélicoptère, puis a été conduite auprès de la troupe. Sur place, elle a pu se faire une idée de l'hébergement et s'est entretenue avec des membres de l'armée.

    Après une courte marche dans la forêt enneigée, Viola Amherd a pu se rendre compte des objets définis par la police comme devant être protégés. Elle a ensuite visité un poste antiaérien.

    Viola Amherd visite ses troupes en marge du WEF à Davos.
    Viola Amherd visite ses troupes en marge du WEF à Davos. [Ennio Leanza - Keystone]

  • Shinzo Abe s'exprime

    "Ranimer la confiance"

    Devant l'élite économique mondiale réunie mercredi à Davos, le Premier ministre japonais Shinzo Abe a appelé mercredi le monde à "ranimer la confiance dans le système du commerce international", estimant que l'Europe, le Japon et les Etats-Unis devaient "unir leurs forces" pour réviser les règles du libre-échange.

    Le Premier ministre, dont le pays préside cette année le G20, veut saisir cette occasion pour "retrouver l'optimisme", ce alors que l'ambiance à Davos est nettement plombée par le ralentissement de l'économie mondiale, les frictions commerciales et la montée des populismes, sur fond d'inégalités toujours plus fortes.

  • Empreinte carbone du WEF

    Nombre de jets en hausse, mais compensation écologique

    Le nombre de vols de jets privés attendus cette semaine dans les aéroports avoisinant Davos atteint 1500 contre 1300 un an plus tôt, selon la société d'affrètement Air Charter Service (ACS).

    Une fois arrivés dans des aéroports tels que Zurich, à deux heures de train de Davos, les passagers de ces vols privés poursuivent souvent leur voyage en hélicoptère, pour gagner du temps.

    Un paradoxe alors que le changement climatique a été placé au premier rang des risques pour l'économie mondiale par les participants au Forum, dans un sondage dévoilé la semaine dernière par les organisateurs.

    Evénement à "verdir"

    Ces derniers redoublent d'efforts pour "verdir"  l'événement: des limousines électriques transportent une partie des personnalités officielles et la marche dans les rues enneigées, avec crampons, est "fortement recommandée" pour les autres. Les pailles en plastiques sont bannies, les assiettes sont en carton recyclable et les bouteilles de soda en verre.

    "Le Forum s'engage à réduire et compenser l'empreinte carbone de l'événement", clament des affiches sur fonds de ciel azur. Les organisateurs assurent aussi compenser intégralement les émissions carbone générées par le transport aérien via des initiatives en faveur de l'environnement.

  • Polémique autour de Peter Maurer

    Le président du CICR répond aux critiques sur sa double casquette au WEF

    Le président du CICR Peter Maurer, également membre du Conseil de fondation du Forum économique mondial (WEF) depuis 2014, a répondu pour la première fois à la polémique autour de sa double casquette.

    Crise éthique, crise de financement ou questions sécuritaires. La polémique avait enflé autour de cette double appartenance du président du Comité international de la Croix-Rouge (CICR).

    Des partenariats conclus entre l'organisation humanitaire et l'économie privée avaient aussi été montrés du doigt.

    "Je suis convaincu que les partenariats avec l'économie, avec d'autres acteurs du système humanitaires sont importants. Le CICR a pris les précautions nécessaires pour les gérer avec responsabilité", a réagi Peter Maurer.

    >>Ecouter les propos de Peter Maurer sur la polémique:

    Lire aussi: Le président du CICR répond à la polémique sur sa double casquette au WEF

  • La première "Maison Suisse" inaugurée

    En présence de quatre conseillers fédéraux

    Alors que c'est une habitude depuis des années pour de nombreux pays, il aura fallu attendre la 49ème édition du Forum économique mondial (WEF) pour que la Suisse ait sa "Maison Suisse" à Davos.

    >> Lire:  La première "Maison Suisse" inaugurée au Forum économique de Davos

  • Le discours de Jair Bolsonaro

    "L'environnement va de pair avec les questions sociales"

    A son arrivée dans les Alpes suisses, le nouveau président brésilien Jair Bolsonaro avait lâché quelques mots aux journalistes brésiliens qui l'attendaient devant son hôtel: "nous sommes ici pour montrer que le Brésil a changé".

    Lors de son discours mardi, il a notamment fait l'éloge de la nature de son pays. "Nous sommes convaincus que environnement et développement doivent avancer main dans la main".

    Jair Bolsonaro a aussi assuré que "La gauche ne s'imposera pas" en Amérique latine. Il a également déclaré vouloir ouvrir l'économie de son pays au reste du monde. "Nous sommes là pour vous accueillir les bras grands ouverts".

    Le chef d'Etat a conclu son bref discours - moins de dix minutes - par "Le Brésil en premier, Dieu avant tout, le progrès pour tous!"

    >> Le décryptage de Forum après le discours de Jair Bolsonaro:

    Jaïr Bolsonaro en quête de crédibilité à Davos
    Markus Schreiber - Kestone/AP photo
    Forum - Publié le 22 janvier 2019

    Le président brésilien est aussi venu vanter un nouveau Brésil auprès des investisseurs tandis que le climat est morose, notamment en raison d'une croissance mondiale ralentit, selon les chiffres du FMI.

    >> Les explications dans le 19h30:

    Jair Bolsonaro veut séduire les investisseurs à Davos
    19h30 - Publié le 22 janvier 2019

    Face aux grands patrons à Davos, Jair Bolsonaro a d'ailleurs lissé son discours. Il n'est pas le seul dirigeant controversé à tenir des propos modérés au WEF.

    >> Les explications de Jean-Philippe Schaller:

    Jean-Philippe Schaller:" Davos est devenu le temple de la bienveillance, les plus sulfureux viennent faire bonne figure"
    19h30 - Publié le 22 janvier 2019

  • Mike Pompeo s'exprime en vidéoconférence

    Un parallèle entre Macron, Trump et le Brexit

    Durant son discours à Davos, le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a fait un parallèle entre l'élection d'Emmanuel Macron en France et la montée des populismes ailleurs dans le monde. Il a salué des "chamboulements" jugés "positifs".

    "Nous vivons une époque intéressante", a lancé le secrétaire d'Etat par vidéoconférence depuis Washington, n'ayant pas pu se rendre dans la station de ski grisonne en raison du "shutdown" qui paralyse les Etats-Unis.

    "Au cours des dernières années, à travers le monde, les électeurs ont renvoyé chez eux des politiques et des alliances politiques dont ils estimaient qu'ils ne représentaient pas leurs intérêts", a-t-il ajouté.

    Il a cité en exemple de ces "nouvelles directions choisies par les peuples" le Brexit, "la montée du Mouvement 5 Etoiles en Italie", l'élection du candidat d'extrême droite Jair Bolsonaro au Brésil et de Donald Trump aux Etats-Unis, mais aussi celle d'Emmanuel Macron en France.

    Un parallèle certainement surprenant pour ce dernier, qui souligne régulièrement l'opposition entre les progressistes, qu'il estime représenter, et les nationalistes et populistes - catégories dans lesquelles il range les autres exemples évoqués par Mike Pompeo.

  • Discours d'ouverture du WEF

    Ueli Maurer, les valeurs suisses et Albert Einstein

    Le président de la Confédération Ueli Maurer a ouvert le Forum de Davos en faisant l'éloge des grandes valeurs "suisses": la liberté, la responsabilité et la démocratie directe doivent contribuer à construire un meilleur avenir.

    "Nous sommes libres d'accepter des responsabilités pour nous et pour les autres", a-t-il expliqué.

    >> Le discours d'Ueli Maurer:

    Ueli Maurer ouvre le Forum de Davos
    L'actu en vidéo - Publié le 22 janvier 2019

    A ses yeux, le WEF doit être le lieu "de discussions franches, entre égaux". Et le président de la Confédération d'appeler les participants du Forum à "construire un avenir basé sur nos valeurs" et à "utiliser à bon escient les nouvelles technologies".

    Ueli Maurer a conclu la partie de son allocution en français par une citation d'Albert Einstein: "Ceux qui pensent que c’est impossible sont priés de ne pas déranger ceux qui sont en train de le faire".

    >> Les précisions de Forum après ce discours:

    Ueli Maurer à Davos
    Gian Ehrenzeller - Kestone
    Forum - Publié le 22 janvier 2019

  • Le pessimisme des patrons

    Les chefs d'entreprise suisses et leurs incertitudes

    Une enquête du cabinet de conseil PwC, publiée en amont du WEF, souligne le pessimisme des patrons cette année. Et, paradoxalement, si les patrons suisses sont parmi les plus inquiets, ils ne le sont pas vraiment en ce qui concerne leurs propres entreprises. Patrick Odier, associé gérant chez Lombard Odier à Genève, analyse cette particularité helvétique:

    Patrick Odier, en direct de Davos dans La Matinale de la RTS, ce 22 janvier 2019.
    L'actu en vidéo - Publié le 22 janvier 2019

    >>Ecouter aussi: 30% des chefs d'entreprises de la planète pensent que la croissance mondiale ralentira en 2019: 

    Le logo du WEF, photographié à Davos, ce 22 janvier 2019.
    GIAN EHRENZELLER - EPA
    Le Journal horaire - Publié le 22 janvier 2019
     

  • Les premières impressions

    Embouteillages, musique et soirée calme

    >> Notre correspondante sur place livre ses premières impressions à la veille de l'ouverture du WEF.

  • Importante délégation chinoise

    Champ libre face à l'absence des Etats-Unis

    Le vice-président chinois et une délégation de ministres seront convoités à Davos tant la Chine est devenue incontournable politiquement et économiquement.

    Car parmi les chiffres qui font écho à Davos, il y a celui de la croissance chinoise, qui s'établit à 6,6%. De quoi faire rêver bien des pays occidentaux, mais pour la Chine il s'agit d'un résultat en ralentissement, le plus faible depuis 28 ans.

    >> Lire à ce sujet: La croissance chinoise a atteint son plus bas niveau en presque trente ans

    C'est dire le combat acharné du pays à la conquête économique du monde, dont le géant du téléphone Huawei est l'emblème.

    >> Le point dans le 19h30:

    Forum de Davos: la Chine en vedette fâche les constructeurs de télécom
    19h30 - Publié le 21 janvier 2019

    L'annulation de la venue de Donald Trump et de la délégation américaine est un coup dur pour le Forum et pour ces ministres qui pouvaient compter sur ce rendez-vous pour faire avancer des dossiers, notamment sur le conflit commercial avec la Chine. Mais du coup, la thématique du climat pourrait d'autant plus se faire entendre dans les Grisons cette année.

    >> Les explications de Pascal Jeannerat dans le 19h30:

    Pascal Jeannerat : "Le climat va aussi se faire entendre à Davos cette année"
    19h30 - Publié le 21 janvier 2019

  • Jair Bolsonaro, un invité très scruté

    Le président brésilien est arrivé

    Le président brésilien Jair Bolsonaro est arrivé en Suisse lundi pour participer au WEF. La venue à Davos du chef d'Etat controversé sera très suivie, notamment par les médias brésiliens. Il a d'ailleurs annulé sa première conférence de presse prévue dans les Grisons.

    >> Le point dans le 12h30:

    Jair Bolsonaro opéré avec succès.
    Eraldo Peres - AP/Keystone
    Le 12h30 - Publié le 21 janvier 2019

    >> Interview de Jamil Chade, correspondant à Genève du quotidien O Estado de Sao Paulo, dans Forum:

    Le président brésilien Jair Bolsonaro.
    Joedson Alves - Keystone/EPA
    Forum - Publié le 21 janvier 2019

  • Mesures sécuritaires

    Pas de baisse malgré les absences

    La police cantonale des Grisons et l'armée ont présenté lundi le dispositif de sécurité mis en place. Malgré l'absence de chefs d'Etat de premier plan, les mesures de sécurité sont loin d'avoir été revues à la baisse.

    Le commandant de la police cantonale grisonne a précisé que le nombre de personnalités à protéger - plus de cent - restait important cette année. Le nouveau président brésilien Jair Bolsonaro pourrait bien être la cible des manifestations en marge du WEF.

    Le dispositif de sécurité va en outre, comme chaque année depuis 2015 et les attentats de Paris, prendre en compte de façon spécifique la menace terroriste.

    L'espace aérien est verrouillé dans un rayon de 46 kilomètres autour de la station grisonne et jusqu'à 6000 mètres d'altitude. L'Autriche et l'Italie, pays voisins de la Suisse, sont impliquées dans le dispositif

    >> Ecouter le reportage du 12h30:

    Le WEF de Davos maintient un niveau de sécurité élevé.
    Markus Schreiber - AP/Keystone
    Le 12h30 - Publié le 21 janvier 2019

  • Une économie mondiale qui s'essouffle

    Un rapport du FMI présenté à Davos

    Le Fonds monétaire international a dévoilé devant l'élite économique mondiale réunie à Davos le tableau d'une croissance mondiale encore solide mais qui ralentit plus que prévu, contrariée par les tensions commerciales et les risques politiques, tels le Brexit au Royaume-Uni et la fronde sociale en France.

    >> Voir le sujet du 19h30:

    Ouverture du Forum de Davos dans un climat morose
    19h30 - Publié le 22 janvier 2019

    Le FMI a annoncé qu'il abaissait, pour la deuxième fois en quelques mois, le rythme d'expansion désormais estimé à 3,5% (-0,2 point) pour cette année après 3,7% en 2018. La prévision pour 2020 est également moins bonne à 3,6% (-0,1 point).

    >> Les précisions de Pascal Jeannerat:

    Pascal Jeannerat à Davos: "Le FMI a revu à la baisse les perspectives de croissance pour l'année 2019".
    12h45 - Publié le 22 janvier 2019

    Les projections 2019 pour les deux premières économies - Etats-Unis (+2,5%) et Chine (+6,2%) - sont, elles, restées inchangées après avoir été abaissées en octobre. Le FMI a pris acte d'une trêve commerciale annoncée le 1er décembre par Donald Trump et Xi Jinping. "Mais la possibilité que les tensions refassent surface au printemps assombrit les perspectives de l'économie mondiale", a commenté le FMI.

    Interrogé lundi dans La Matinale, l'économiste Stéphane Garelli décrit lui une manifestation "tournée vers les questions de société", susceptible de préparer le terrain de négociations à venir.

    >> Voir l'interview de Stéphane Garelli sur les enjeux du WEF 2019:

    L'invité de La Matinale (vidéo) - Stéphane Garelli, ancien directeur du WEF
    La Matinale - Publié le 21 janvier 2019

    >> Lire aussi: "Le WEF peut avoir un impact considérable sur les négociations futures"

  • Les jeunes au coeur du WEF

    Les "Global shapers" sont coprésidents

    Pour la première fois, le Forum économique mondial de Davos donne une partie du contrôle aux jeunes. La 49e édition est coprésidée par des "global shapers", le nom donné à un groupe de jeunes de moins de 30 ans, parrainé par le WEF depuis plusieurs années.

    Six jeunes, au profil inconnu mais aux ambitions gigantesques, vont représenter les quelque 7000 "global shapers" répartis dans 160 pays et qui ont chacun développé une initiative locale.

    "Il est temps d’ouvrir ce forum aux jeunes et arrêter de penser à eux comme ceux qui vont subir les changement à venir. Il y a tellement de discussions importantes à avoir, sur des sujets comme le changement climatique ou les conflits, des sujets sur lesquels les jeunes sont à la pointe. Pour nous, Davos est un endroit stratégique pour rencontrer les leaders mondiaux et s’assurer qu’ils prennent des décisions en adéquation avec les envies des jeunes", explique ainsi Noura Berrouba, également membre du Parlement européen des Jeunes.

    >> Ecouter le sujet de Tout un Monde:

    Pour la première fois, le Forum économique mondial de Davos sera coprésidé par six "global shapers".
    Fabrice Coffrini - AFP
    Tout un monde - Publié le 21 janvier 2019

  • L'interview de Klaus Schwab

    "Il faut un retour de la morale dans l'économie"

    Le patron du World Economic Forum (WEF) de Davos, Klaus Schwab, a annoncé qu'il faisait de la "moralisation" un des thèmes de l’édition 2019. "Il faut une moralisation de la mondialisation", assurait-t-il récemment lors d'un entretien accordé à la RTS.

    Ce retour de la morale dans l’économie passe par "les comportements privés" et par des "patrons plus modestes", affirme le fondateur du Forum de Davos. Selon l'économiste, il faut sortir de l’idée de "tout ce qui n’est pas interdit est permis" et la situation d’incertitude a amené "un nouvel égoïsme". "Certains se disent 'me first' et veulent ramasser le plus possible."

    >> Voir un extrait de son interview:

    Klaus Schwab fait de la moralisation un des thèmes du WEF
    L'actu en vidéo - Publié le 15 janvier 2019

    >> Lire et voir l'intégralité de l'entretien:

    Klaus Schwab: "Il faut un retour de la morale dans l'économie"

  • La maison suisse à Davos

    Quatre conseillers fédéraux présents

    Du côté suisse, quatre conseillers fédéraux font le déplacement dans les Grisons. Ueli Maurer, Ignazio Cassis, Guy Parmelin et Alain Berset doivent y mener une cinquantaine de rencontres bilatérales, dont une vingtaine pour le seul président de la Confédération.

    Pour la première fois, un "Swiss Lounge" (salon suisse) est aménagé à l'intérieur du centre de congrès. Le président de la Confédération y mènera notamment des rencontres bilatérales. Autre nouveauté: une "Maison suisse", semblable à celle érigée lors des Jeux olympiques. Géré par Présence Suisse, ce lieu accueillera des réceptions de réseautage et des rencontres informelles et servira de plateforme de communication.

  • 3000 participants attendus

    Mais des absences de marque

    Après avoir renoncé à se rendre à Davos en plein "shutdown", le président américain Donald Trump a décidé jeudi d'annuler le déplacement de l'ensemble de sa délégation. Le président français Emmanuel Macron n'y participera pas non plus, en raison d'un "agenda surchargé" et de la crise des "gilets jaunes", tout comme la Première ministre britannique Theresa May, qui se consacre au Brexit.

    >> Voir le reportage du 19h30 sur les conséquences de ces absences:

    Forum économique de Davos: qui paiera la facture des absences de Trump et Macron?
    19h30 - Publié le 12 janvier 2019

    Malgré ces absences, Davos attend plus de 3000 participants pour cette nouvelle édition du forum dont le thème est "La globalisation 4.0: concevoir une nouvelle architecture mondiale à l'ère de la quatrième révolution industrielle".

    Parmi les personnalités présentes figurent 65 chefs d'Etat et de gouvernement, dont le vice-président chinois Wang Qishan, l'Allemande Angela Merkel, le Japonais Shinzo Abe, l'Israélien Benjamin Netanyahu, l'Espagnol Pedro Sanchez, l'Italien Giuseppe Conte ou encore le nouveau président brésilien Jair Bolsonaro, dont ce sera le premier voyage à l'étranger.

    >> Ecouter le décryptage de Forum sur le programme et les invités:

    La chancelière allemande Angela Merkel a prononcé un discours au WEF de Davos mercredi 24 janvier 2018.
    Fabrice COFFRINI - AP
    Forum - Publié le 15 janvier 2019