Modifié le 28 septembre 2015 à 16:30

Les associations vaudoises testent les motivations des candidats

Une dame passe devant les affiches pour les élections fédérales à Lausanne.
Une dame passe devant les affiches pour les élections fédérales à Lausanne. [Jean-Christophe Bott - Keystone]
Afin de donner leurs indications de vote pour les élections fédérales, les associations vaudoises ont sondé l'opinion des candidats pour identifier les plus sensibles à leur cause.

Cette pratique, signalée par le quotidien 24 heures lundi, ne surprend pas le professeur lausannois René Knüsel. "Les associations se comportent comme de véritables groupes de pression", explique-t-il au journal vaudois.

Des mouvements gays et lesbiens à la Fédération vaudoise de coopération ou JardinSuisse, les sondages se multiplient dans les boîtes aux lettres de candidats à Berne. S'il assure recevoir "une demi-douzaine de questionnaires chaque semaine", le PLR Olivier Feller confie n'en avoir rempli que deux dont celui de la Chambre du commerce et de l'industrie "plus par amitié que par réel calcul politique".

"Le risque de choisir selon un seul critère"

Confirmant la tendance de fond, la jeune Verte Léonore Porchet, reconnaît dans les colonnes de 24 heures avoir surtout rempli ceux dont elle se sent proche. "Il ne faudrait pas que cela biaise la vision générale de la politique en conduisant les électeurs à choisir selon un seul critère", relève pour sa part la socialiste Cesla Amarelle qui note une inflation de ce type d'actions.

Un risque mesuré, selon René Knüsel, qui souligne que les avis exprimés par les candidats demeurent souvent confinés dans le journal des associations ou sur leur page Facebook.

jgal

Publié le 28 septembre 2015 à 16:20 - Modifié le 28 septembre 2015 à 16:30