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Le oui au durcissement de la loi sur l'asile divise la presse romande

Environ 60% des demandes d'asile seront traitées en 140 jours au lieu de 700 jours en moyenne. [Laurent Gillieron - Keystone]
Revue de presse / Le Journal du matin / 4 min. / le 10 juin 2013
Vote de confiance ou entaille à la tradition humanitaire helvétique? Les analyses divergent dans la presse après le plébiscite du durcissement de la loi sur l'asile. Quant au Conseil fédéral, qui ne sera pas élu par le peuple, il est considéré "in-tou-chable".

Au lendemain de la votation concernant la loi sur l'asile, le oui cinglant aux mesures urgentes proposée par le Conseil fédéral ne trouve pas un écho unanime dans les quotidiens romands.

Pour les plus favorables, comme l'Agefi, ce résultat "renforce ce constat de confiance" aux institutions, pour des mesures déjà mises en place provisoirement depuis fin septembre 2012.

Ailleurs, le ton se fait plus mitigé. Dans son éditorial, La Tribune de Genève estime qu'une partie des Suisses ont voté "les yeux bandés" sans s'intéresser au détail  des mesures, selon un "réflexe de crainte et de repli." Paradoxalement, le fait que la révision était défendue par la socialiste Simonetta Sommaruga constitue une sorte de gage de confiance, avec l'espoir que la nouvelle célérité dans le traitement "change la donne de la politique de l'asile".

"Coups de canif" à la tradition humanitaire

La Liberté et Le Courrier en revanche n'y vont pas par quatre chemins pour exprimer leur déception, voire leur courroux. Le quotidien fribourgeois y voit "une invitation à de prochaines réformes encore plus restrictives", autant de "coups de canif" à la tradition humanitaire de la Suisse, qui rejoint le nouveau "tour de vis" évoqué par le Quotidien jurassien.

Quant au Courrier, il juge le résultat "cruel" et "à l'image d'une dégradation politique, économique, sociale et morale", et dont l'UDC profite pour "imposer ses thèmes".

kkub avec ats

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Election du Conseil féréral: l'unanimité soulignée

Confiance, attachement aux institutions: la presse romande explique de façon assez unanime la volonté des électeurs suisses de ne pas changer la formule du Conseil fédéral élu par le Parlement.

Le fait est assez rare pour être relevé: "Pas l'ombre apparente d'un Röstigraben" lors de cette votation populaire, relève La Tribune de Genève.

Pas non plus de clivage ville-campagne, selon le Quotidien jurassien, qui juge une telle unanimité "rassurante pour la cohésion du pays", qui souligne le "pragmatisme" dont ont fait preuve les Suisses.

Même s'ils ne manquent pas une occasion de critiquer le Conseil fédéral, celui-ci reste "in-tou-chable", "increvable", analysent 24 heures et la Tribune de Genève.