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Mort du dramaturge et réalisateur américain Israël Horovitz

Israël Horovitz, l'auteur américain le plus adapté en France. [Alberto E. Rodriguez - Getty Images/AFP]
Mort du dramaturge et réalisateur américain Israël Horovitz / Le Journal horaire / 30 sec. / le 11 novembre 2020
Le dramaturge américain Israël Horovitz, auteur de dizaines de pièces de théâtre au succès international, est décédé lundi à l'âge de 81 ans. Figure du "off Broadway", il est décédé des suites d'un cancer, chez lui, à New York.

Né dans le Massachusetts, Israel Horovitz était l'auteur de théâtre américain le plus adapté de l'histoire du théâtre français. Il a été joué dans les théâtres les plus importants du pays, avec des pièces interprétées par Gérard Depardieu, Pierre Arditi ou Line Renaud, comme le succès "Très chère Mathilde", joué à guichets fermés à Marigny en 2009 mais aussi à Genève.

Rien pourtant ne le prédestinait à cette carrière. Fils d'un chauffeur routier violent, pris à témoin des innombrables disputes familiales, Israël se réfugie dans l'écriture très jeune. Il écrit son premier roman à 13 ans, sa première pièce "The Comeback", à 17 ans, qu'il met en scène à Boston.

Plus de 70 pièces

Au total, l'auteur aura écrit plus de 70 pièces, dont certaines ont été traduites en une trentaine de langues, comme "Le Premier", "L'indien cherche le Bronx" ou encore "Quelque part dans cette vie".Israël Horowitz était connu pour son style allant du réalisme à la parabole, de la fable au mythe. Ses pièces ont été portées à l'écran par Al Pacino, Jill Clayburgh ou encore Diane Keaton.

Il a aussi écrit une trentaine de scénarios pour le cinéma dont "Des fraises et du sang", prix du Jury au Festival de Cannes en 1970 ou, plus récemment, "My old lady", (2015) avec Maggie Smith et Kristin Scott Thomas. Un film qu'il a également réalisé et qui a été tourné en 2013 à Paris, où il a longtemps vécu et où il aurait souhaité vivre ses derniers jours.

Inspiré par Arthur Miller

Désigné par les critiques comme le fils spirituel du dramaturge américain Arthur Miller, ami de Genet et de Beckett, il avait été surnommé "notre doux voyou américain" par le dramaturge franco-roumain, Eugène Ionesco.

En 2011 son autobiographie "Un New-Yorkais à Paris" a été publiée chez Grasset. Un an plus tard, il a été fait Commandeur de l'ordre des Arts et Lettres, plus haute décoration de l'Ordre des Arts et des Lettres.

afp/mcm

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