Modifié le 23 janvier 2019 à 09:28

Bernard Henri-Lévy en "croisade pour l'Europe" par le biais d'un spectacle

L'invité de La Matinale (vidéo) - Bernard-Henri Levy, philosophe français
L'invité de La Matinale (vidéo) - Bernard-Henri Lévy, philosophe français La Matinale / 10 min. / le 23 janvier 2019
Le philosophe, réalisateur et écrivain français Bernard-Henri Lévy prend la route pour présenter son spectacle "Looking for Europe" dans une vingtaine de villes du Vieux Continent. Sa manière d'"entrer en campagne".

Invité de La Matinale mercredi, Bernard-Henri Lévy entend "redonner des munitions idéologiques" aux europhiles qui pourraient se sentir découragés par le climat actuel, qui est plutôt au populisme. Ce faisant, il estime être dans son rôle d'intellectuel: "ça sert à ça, un spectacle comme celui-là", précise-t-il.

BHL se dit heureux de commencer sa tournée par la Suisse (Genève, Lausanne). Car si le pays n'en fait pas partie, il a été, à bien des égards, l'inspirateur, "la matrice, l'ADN du meilleur de l'Europe".

Le philosophe épingle les chefs d'Etat anti-européens  - "Trump, Poutine, Erdogan, et leurs amis en Europe" - qu'il tient pour responsables des tensions idéologiques actuelles: "Cracher sur les dirigeants européens, il y en a marre", assène-t-il, "mettre la crise sur leur dos, ça n'est pas juste".

Pour lui, la construction européenne est un "OPNI", un objet politique non identifié, et "c'est du jamais vu". Et comme toute expérience inédite, "ça ne se fait pas tout seul".

Gilets jaunes et grand débat

Bernard-Henri Lévy est enthousiasmé par le grand débat national lancé par Emmanuel Macron en France: "Les citoyens s'y pressent en très grand nombre". C'est, à ses yeux, le "vrai événement". Prétendre qu'il n'aurait jamais eu lieu sans la pression du mouvement des gilets jaunes est erroné car "sans les bons réflexes des démocrates, il n'y aurait pas de débat. Ceux qui y participent, ce sont les citoyens en colère mais fraternels. C’est la République, c’est la démocratie."

L'intellectuel français reconnaît que le débat va sans doute "partir dans tous les sens mais ensuite ce sera synthétisé, si, en face, la volonté du pouvoir est probe et honnête".

Il estime d'ailleurs que ce grand débat n'est au fond "pas complètement le contraire des pratiques suisses".

Chrystel Domenjoz/pym

Publié le 23 janvier 2019 à 09:03 - Modifié le 23 janvier 2019 à 09:28