Modifié le 01 mars 2018 à 19:05

Quarante-six festivals pop s'engagent à la parité hommes-femmes

La chanteuse Grace Jones a livré une performance marquante le 8 juillet 2017.
Qu'en est-il de la parité dans les festivals suisses? Le 12h30 / 1 min. / le 27 février 2018
En Europe comme aux Etats-Unis, 46 festivals de musique et salons professionnels se sont engagés lundi à une parité plus grande dans leur programmation d'ici 2022.

Ces 46 festivals et salons professionnels, en Europe et en Amérique du Nord, s'engagent à ce que leurs têtes d'affiche, jurys et commissions soient composés au moins de 50% de femmes. 

Huit d'entre eux s'étaient déjà engagés auparavant, dont Iceland Airwaves, le festival rock et électro de Reykjavik et The Great Escape, qui a lieu à Brighton en Grande-Bretagne.

37 manifestations rejoignent l'initiative

37 nouveaux évènements musicaux ont rejoint l'initiative. En France, le Gilles Peterson's Worldwide Festival de Sète et le Midem, grand rendez-vous annuel de l'industrie musicale dans le sud du pays sont engagés. On compte aussi le BBC Proms, festival d'été de musique classique organisé à Londres et A2IM, l'association américaine de la musique indépendante à New York. 

Les festivals au Canada sont bien représentés sur cette liste avec notamment le Canadian Music Week de Toronto. 

Et la Suisse?

Pour Thibault Walter, co-directeur artistique du Lausanne Underground Film and Music "il y a encore beaucoup de boulot. En Suisse, comme à l'international." Selon lui il s'agit d'une logique, d'une grille de lecture qu'il faut changer.

La question de la parité auto-imposée renvoie bien sûr à celle des quotas jugés contraignants par certains ou au contraire, indispensables par d'autres.

Sujet radio: Katja Schaer/Réalisation web: olhor

Publié le 27 février 2018 à 09:10 - Modifié le 01 mars 2018 à 19:05

Sexisme de l'industrie musicale dénoncé

Cette initiative intervient dans un contexte où de plus en plus de voix s'élèvent pour dénoncer le sexisme institutionnel dans l'industrie du divertissement et d'autres secteurs de la culture, depuis le début de l'affaire Weinstein.

Plusieurs femmes artistes avaient exprimé leur indignation après que le président de la Recording Academy, l'instance des professionnels de la musique organisatrice des Grammy Awards, eut appelé les artistes femmes à "passer à la vitesse supérieure". Neil Portnow évoquait le fait que peu de femmes avaient obtenu des récompenses lors de la cérémonie.