Modifié le 23 juillet 2017 à 14:16

Bien que diminué, Renaud a touché le public de la Grande Scène à Paléo

Renaud lors d'un concert quelques jours avant Paléo.
Renaud lors d'un concert quelques jours avant Paléo. [HUGO MARIE]
Le troubadour parisien a enchaîné les tubes d'une voix chevrotante durant une heure et demie. Bien que très diminué, il a su toucher une partie du public de Paléo.

On a beau savoir que ce deuxième come-back est déjà en soi un quasi miracle, au début, on a un pincement au coeur. Cette main qui tremble sous le bandana rouge et semble se raccrocher au micro. Ce gros prompteur au milieu de la grande scène. Et surtout cette voix qui ne parvient plus à articuler les paroles du troubadour.

Voûté, plus fragile que jamais, Renaud, 65 ans, est néanmoins resté debout devant un public en grande partie conquis samedi soir.

>> Voir aussi: Toute l'actualité du 42e Paléo Festival

Le public en soutien

Lui qui a trop souvent noyé sa mélancolie dans l'alcool a la voix pâteuse des fins de soirées. Heureusement, le public connaît les paroles. D'autant plus que Renaud chante ses vieux tubes, et il y en a beaucoup: "C'est mon dernier bal", "Dans mon HLM", "Morgane de toi", "Marchand de cailloux", "Mistral gagnant"... Et quand il est rejoint par les Corses d'I Muvrini pour entonner "La ballade nord-irlandaise", le public danse sous le crachin.

Lors de son rappel, quand le sexagénaire entonne "Dès que le vent soufflera", les 35'000 spectateurs sont toujours devant la Grande Scène à s'époumoner avec lui. Les lumières se rallument, il regarde le public un peu hagard, puis le salue une dernière fois, la main toujours accrochée au micro.

"Les fans restent fidèles à un Renaud cabossé", un sujet à écouter ici: 

Renaud aux Francofolies de la Rochelle, 16.07.2017.
Xavier Leoty - AFP
Le Journal du matin - Publié le 21 juillet 2017

Julie Conti

Publié le 23 juillet 2017 à 01:41 - Modifié le 23 juillet 2017 à 14:16