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Angèle: "En amour, il ne faut pas avoir peur de se poser des questions"

La chanteuse belge Angèle, ici au Paléo Festival le 26 juillet 2019. [Martial Trezzini - Keystone]
Angèle, son nouvel album " Nonante cinq " / Rétrospective / 8 min. / le 31 décembre 2021
Révélée au public en 2017 avec sa chanson "La loi de Murphy", la chanteuse belge Angèle évoque quelques-unes des chansons qui composent son nouvel album, "Nonante-Cinq", sorti en décembre dernier.

Avec une semaine d'avance sur la date initialement annoncée, la chanteuse belge Angèle a sorti début décembre son deuxième album, trois ans après "Brol" qui a connu un succès phénoménal en s'écoulant à 1,5 million d'exemplaires.

"Nonante-cinq", le titre de ce nouvel opus, fait référence à son année de naissance (1995), avec une dose de belgitude, qu'elle mettait déjà au premier plan dans "Bruxelles je t'aime", premier single en forme de déclaration d'amour à sa ville natale dévoilé fin octobre.

Cet album constitué de douze titres est sorti le jour de son 26e anniversaire, le 3 décembre. La chanteuse belge commente quelques-unes de ses nouvelles chansons.

"Plus de sens"

"Quand on pourra fêter en grand/Quand on aura retrouvé l'important/Quand ça sera fini d’attendre/tout prendra du sens." Ainsi vont les paroles de la chanson "Plus de sens" qui fait allusion au confinement et aux restrictions sanitaires qui l'ont empêchée d'exercer son métier et sa passion.

"La fête, les réunions, les gens, ça manque. Le sens de ma vie, c’est de faire de la musique sur scène. Parfois, je me dis que si je n’arrive pas à retrouver le public, ma vie n’a plus de sens. Heureusement, j’ai trouvé d’autres façons d’aimer la vie, mais il y a eu des moments compliqués", explique la chanteuse Angèle, interrogée par la RTS.

La sortie de mon premier album était comme la vie: tout a été exagéré, c’était très intense. J’ai le sentiment d’avoir vécu mille vies en une!

Angèle

"Démons" et "Mauvais Rêves"

Ces deux titres aux ambiances à priori différentes se rapprochent pourtant grâce à leurs textes, qui parlent des angoisses et des cauchemars d'Angèle. "Je suis quelqu'un de très sensible. Parfois, je me laisse submerger par des émotions et des angoisses. C’est quelque chose que j’ai depuis toujours. Je pense qu'il est important de confronter ses démons, ou ses peines. En les regardant en face, elles grandissent encore, mais cela permet de mieux les combattre."

>> À regarder, le clip de "Démons" en duo avec Damso:

"Profite" et "solo"

Comment profiter de la vie selon Angèle? "En ne se mettant pas de pression. ‘Profiter’ est un mot qui signifie tout et rien, surtout en ce moment, où tout est incertain. On ne peut pas se reposer sur nos certitudes, car il n’y en a plus. Pour moi, profiter signifie prendre conscience de ce que l’on a, de ce que l’on n’a pas, et bien s’entourer. C’est ainsi qu’on est heureux."

La chanson "Solo" parle de relations amoureuses. "Il ne faut pas avoir peur de se poser des questions. Il est difficile de s’éloigner du schéma du couple hétérosexuel ensemble pour la vie, mais je suis curieuse de voir comment cela va évoluer. Le plus efficace, c’est de s’autoriser à déconstruire et à remettre en question certaines choses."

"Bruxelles je t’aime"

La chanson la plus joyeuse de l’album, "Bruxelles je t’aime", est un hommage à la ville d'origine de la chanteuse, dont les paroles comparent Bruxelles et Paris. Quelle est la meilleure ville pour rencontrer de nouvelles personnes? "Paris! Ce que j’aime à Bruxelles, c’est que je connais tout le monde, je suis toujours avec les mêmes personnes. Paris est une ville géante, où les possibilités sont infinies. Bruxelles est plus petite, donc moins dense." Et la ville de l’amour? "Paris! Tellement d’histoires d'amour y ont été écrites. Après, ma ville de l’amour à moi, c’est Bruxelles."

>>À regarder: le clip d'Angèle "Bruxelles je t'aime"

Propos recueillis par Witold Langlois

Adaptation web: Myriam Semaani

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