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Annie Cordy, l'interprète de "Tata Yoyo", est décédée à 92 ans

La comédienne et chanteuse belge est décédée hier en France à 92 ans. Rideau sur 60 ans de carrière. [RTS]
La comédienne et chanteuse belge Annie Cordy est décédée hier en France à 92 ans. Rideau sur 60 ans de carrière. / 19h30 / 2 min. / le 5 septembre 2020
La chanteuse belge Annie Cordy, interprète de succès populaires comme "La bonne du curé" ou "Tata Yoyo", est décédée à l'âge de 92 ans vendredi, à son domicile, sur les hauteurs de Cannes, en France.

"Elle a fait un malaise vers 18h00. Les pompiers sont arrivés très vite, ont tout tenté pour la réanimer", a indiqué sa nièce qui vivait avec elle depuis des années dans une maison à Vallauris, sur les hauteurs de Cannes, dans les Alpes-Maritimes.

Annie Cordy, de son vrai nom Léonie Cooreman, est née à Laeken, une commune du nord de Bruxelles.

Connue notamment pour avoir interprété "Tata Yoyo", tube sorti en 1980, la chanteuse a fait la majeure partie de sa carrière en France. "La France est mon pays et la Belgique ma patrie", disait-elle.

Une énergie à revendre

Blonde piquante, Annie Cordy a débuté dans des orchestres en chantant des standards américains, avant d'être engagée comme meneuse de revues au "Boeuf sur le Toit" à Bruxelles, puis à Paris au "Lido" en 1950, où elle devient Annie Cordy.

D'opérettes en comédies musicales ("La Route fleurie" avec Georges Guétary et Bourvil, "Visa pour l'amour" avec Luis Mariano, "Hello Dolly"), en passant par le rire, la chanson, le théâtre, le cinéma et les téléfilms, l'infatigable fantaisiste fait preuve d'un perfectionnisme quasi maniaque. Elle enchaînait répétitions, tournées, enregistrement de chansons et plateaux de cinéma, à un rythme impressionnant.

Actrice également

Et l'amuseuse professionnelle était également une excellente actrice. Après avoir débuté avec Sacha Guitry ("Si Versailles m'était conté", 1953), elle a élargi et ému son public par des rôles dramatiques dans "Le Passager de la pluie" de René Clément, "Le Chat" (Pierre Granier-Deferre) ou "La Rupture" (Claude Chabrol).

En 2015, elle sonne tout aussi juste dans son rôle de grand-mère fugueuse dans "Les souvenirs" de Jean-Paul Rouve.

À l'occasion de ses 90 ans en 2018, Bruxelles avait baptisé un parc à son nom. "Cela fait un effet incroyable d'être ainsi reconnue par les siens", avait déclaré l'artiste à l'AFP, très émue par cet hommage dans son pays natal.

Une carrière riche qui lui avait notamment valu d'être anoblie par le roi des Belges Albert II, qui l'avait faite baronne en 2004.

>> Annie Cordy interprétant "Panique sous les bananiers" en 1986

Annie Cordy « Panique sous les bananiers »
Annie Cordy, "Panique sous les bananiers" / RTS en vidéo / 2 min. / le 19 avril 2011

afp/ddup

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