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A Genève, le groove du duo Cyril Cyril enchante le Jardin botanique

Le duo genevois Cyril Cyril sur la scène du Jardin botanique à Genève, le 29 juillet 2020.   [Giona Mottura - www.giona-mottura.com - Ville de Genève]
Le duo genevois Cyril Cyril sur la scène du Jardin botanique à Genève, le 29 juillet 2020. [Giona Mottura - www.giona-mottura.com - Ville de Genève]
Le tandem romand Cyril Cyril s'est produit mercredi soir au Jardin botanique à l'enseigne de "Cet été, c'est concerts!", une série de live proposée par la Ville de Genève depuis le 6 juillet jusqu'au 28 août. Leurs chansons baignées de rythmiques du monde ont séduit.

Genève comme d'autres villes romandes s'est décidé à proposer une offre culturelle gratuite malgré la pandémie et les annulations de festivals. Ainsi, à l'enseigne de "Cet été, c'est concerts!", une série de 49 concerts tous genres confondus sont proposés dans divers lieux de la Cité de Calvin depuis le 6 juillet: Alhambra, Victoria Hall, cour du Musée d'art et d'histoire, Musée Ariana et pelouses du Conservatoire et Jardin botanique . La programmation d'artistes locaux s'achèvera par une prestation de l'emblématique trio rock The Young Gods.

Mais mercredi soir, dans le cadre enchanteur et verdoyant du Jardin botanique, c'était au tour de Cyril Cyril de proposer un voyage sonore au quelque 300 personnes qui s'étaient inscrites au concert et sont disséminées sur la pelouse devant la scène flanquées de petits palmiers pour sans doute accentuer le dépaysement.

Chansons vagabondes ensorcelantes

Le duo genevois Cyril Cyril sur la scène du Jardin botanique à Genève, le 29 juillet 2020. [Giona Mottura - www.giona-mottura.com - Ville de Genève]Le duo genevois Cyril Cyril sur la scène du Jardin botanique à Genève, le 29 juillet 2020. [Giona Mottura - www.giona-mottura.com - Ville de Genève]Bien que Genevois, le tandem composé de Cyril Bondi (batterie, choeurs) et de Cyril Yeterian (guitares, banjo) aime à plonger son répertoire dans les rythmes et folklores du vaste monde, des sonorités traditionnelles d’Afrique noire et d'Orient. Pour s'offrir des chansons vagabondes ensorcelantes où conspirent blues, transe et textes impressionnistes.

Les deux musiciens émérites (Plaistow pour le premier, Mama Rosin pour le second) parlent sur scène un langage cosmopolite fait de rhapsodies et de groove, de politique et de poésie où la ville s'avère autant un danger pour la civilisation qu'une source de digressions et où la solitude, dans un clin d'oeil à Alain Souchon, interroge en se demandant "où sont donc parties les âmes/ Avec qui prendre les armes?".

Entre chants grisants en français et arabe, guitares, banjo, pédale d'effets et percussions variées, le concert musicalement cannibale de Cyril Cyril prend peu à peu sereinement et énigmatiquement de l'ampleur et de l'amplitude. Entre les morceaux connus de "Certaine Ruines", album paru voilà deux ans, et les titres inédits qui seront publiés cet automne, Cyril Cyril a offert une parenthèse enchanteresse dans un cadre idyllique qui à la nuit tombée prend à son tour des airs mystiques.    

Olivier Horner

"Cet été, c'est concerts!", à Genève, divers lieux, jusqu'au 28 août.

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