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Les beaux airs déconfinés du Cully Jazz Festival

Le Cully Jazz se réinvente à la plage dans une version coronavirus compatible. Le festival a annoncé la tenue de 3 concerts. [RTS]
Le Cully Jazz se réinvente à la plage dans une version coronavirus compatible. Le festival a annoncé la tenue de 3 concerts. / 19h30 / 2 min. / le 27 juin 2020
Malgré l'annulation de son édition 2020 en raison de la pandémie de coronavirus, le Cully Jazz Festival a proposé un week-end de concerts en plein air. Le musicien romand Christophe Calpini s'y est notamment distingué samedi avec un quatuor à cordes.

Des rangées de transats entourent une scène au milieu d'une verdoyante pelouse au bord du lac. A Cully samedi en fin de journée, le premier festival romand à avoir annulé son édition 2020 s'est réinventé à la plage sur une place d'Armes. Le temps d'un week-end avec trois concerts complets aux airs jazz déconfinés qui s'est achevé dimanche matin par un brunch musical.

Dans ce cadre des plus idylliques, entre Léman, vignes et montagnes, trois cents personnes, mesures sanitaires prudentes oblige, ont ainsi pu apprécier un retour à une vie culturelle presque normales. Grâce aux prestations des Romands Louis Matute Quartet en fin d'après-midi puis de Christophe Calpini with strings en soirée. Tous deux présentaient sur scène le fruit de leurs récents albums respectifs avec une joie non moins palpable que celle des spectateurs.

Christophe Calpini with strings sur la scène du Cully Jazz à la plage, le 27 juin 2020. [Luthor - Cully Jazz Festival]Christophe Calpini with strings sur la scène du Cully Jazz à la plage, le 27 juin 2020. [Luthor - Cully Jazz Festival]Moment suspendu

Le musicien et producteur vaudois Christophe Calpini qui a travaillé notamment avec Alain Bashung et Erik Truffaz était accompagné d'un quatuor à cordes féminin pour pimenter ses récentes compositions, augmentées de quelques inédits, aussi sinueuses que mélancoliques. Installé à la batterie électronique derrière ses trois violonistes et sa violoncelliste, il a exploré une large palette sonore passant de morceaux aux clairs-obscurs inquiétants à des titres plus lumineux où prédominent lyrisme et mélodies légères. Sans oublier d'y injecter les accidents sonores et autres grésillements et craquellements électroniques qui constituent l'une des marques de fabrique du récipiendaire du Prix suisse de musique voilà trois ans.

Une prestation atmosphérique et atmosphériste qui, en même temps que la nuit tombait sur Cully, a constitué un beau moment suspendu. Premier bras de fer musical à la pandémie de coronavirus et première étape en principe vers la fin du sevrage de concerts.

Olivier Horner

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