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La saison 2020-2021 de l'OSR, entre tradition et création

Concert de l’Orchestre de la Suisse Romande [RTS]
Concert de l’Orchestre de la Suisse Romande [RTS]
L’Orchestre de la Suisse romande a présenté ce lundi sa prochaine saison de concerts. Le programme s’appuie sur des valeurs sûres et les amateurs de Mahler seront comblés.

Pandémie oblige, l’habituelle conférence de presse de l'orchestre était remplacée ce lundi matin par une session en ligne. On a pu notamment y découvrir une interview du pianiste tessinois Francesco Piemontesi, qui sera la saison prochaine le premier soliste en résidence de l'histoire de l'orchestre. Sinon, peu de nouveautés ébouriffantes du côté du plus grand orchestre de Suisse romande.

Mais les amateurs de Mahler seront à la fête. Le compositeur autrichien étant le préféré du chef d'orchestre attitré, Jonathan Nott, il figure à plusieurs reprises à l’affiche. Avec notamment trois cycles de lieder, les "Rückert-Lieder", "Kindertotenlieder" et "Lieder eines fahrenden Gesellen".

Deux créations

L’OSR annonce un programme qui balance entre création et tradition. Mais en fait, de création, il n’y en aura que deux sur la saison, dont l’une du compositeur résidant à Genève Michael Jarrell, qui a déjà composé à plusieurs reprises pour l'orchestre. Son oeuvre "Reflections", déjà donnée à Paris, sera proposée en première suisse. Quant à "Aurora", partition du compositeur hongrois Peter Eötvös pour contrebasse solo, orchestre à cordes et accordéon, elle sera à découvrir au printemps 2021.

Les partisans d’une plus grande parité dans la musique classique regretteront l'absence de femme cheffe dans cette prochaine saison ainsi que la proportion de solistes femmes, toujours moins importante que celle des hommes.

La vraie nouveauté provient de l’artiste en résidence. Le Tessinois Franceso Piemontesi a déjà une belle carrière de pianiste derrière lui. Il jouera dans huit concerts avec l’orchestre et donnera également une masterclasse aux étudiants de la Haute Ecole de Musique.

Le public jeune n’est pas oublié, notamment grâce aux quatorze concerts pour petites oreilles et deux ciné-concerts, "Bugs Bunny at the Symphony" et "Le Kid" de Chaplin.

Sylvie Lambelet/mh

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